SCÈNE III
MOLLEFFO, MALAGA.
( Il entre les bras croisé* et d’un air sombre. )
MALAGA
Ah ! c'est toi, mon trésor?., oui, c'est bien MollcfTo: Sois toujours mon Pliaou ! moi je suis ta Sapho !
molleffo , détournant la vue.
Va-t’en , je n'aiinc pas les femmes caressantes;
Je dirai même plus... je les trouve embêtantes.
MALAGA
Parmi tant de poêliers mon cœur te distingua ,
Tu voudrais t'éloigner en vain de Malaga.
Je demande un regard, que ton œil me l’accorde j Moi , je ne sais qu’aimer et danser sur la corde... Pauvres femmes , hélas ! vers le particulier Nous allons sans détour, comme sans balancier.
( On entend la trompette . )
Mais voici le signal, on attend me* services,
Je sors pour me livrer & d'autres exercices.
MOLLEFFO , aV€C joie.
Comment ! on vou* attend ?
MALAGA
Oui , pour l’ascension.
MOLLEFFO.
Ce n'est que dans deux moi*.
MALAGA
Quelle observation !
Qu'elle part d'un cœur sec ! qu’elle est d’une atue C'est jrourroscnision, mais sur la corde roidv, [froide ! Ou sur la corde lAche , ou le fil de laitou...
C’est pour ca que je sors.
( Elle baisse son balancier , cl en donne involontairement un coup à Molleffo.)
Prends garde h mou b&toul (Elle se retourne cl fait des petits pas en sortant comme si elle marchait sur une corde.)