‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 103 sur 105 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Les Mêmes, 'm^c CORNEILLE.

Pierre (à Marie).

Ma mère,., plus un mot ! Mi^e Corneille.

Ah! te voilà, mon fils! mais as-tu vu le père ^

Pierre.

// n'est pas rentré ?

M^ie Corneille.

Non ! et je m'en désespère.

Pierre.

A cette heure il allait au théâtre autrefois ; Peut-être...

M'"^ Corneille.

Norij tu sais que depuis bien des mois Il n^y va plus. C était le chemin de la gloire, Cest celui du malheur à présent... Ah !

Pierre.

Que croire ?

Marie.

Que craindre?

W^^ CORNEI LLE.

Tout. . . Faut-il, mon Dieu , qu^un tel ennui Trouble^ en ses derniers jours, un homme comme lui! N^est-ce donc pas assez que la lutte dévore Ce vieillard, obligé de travailler encore; Et que pour ce labeur, conquis sur son repos, Il n'ait qu'un prix amer : de dédaigneux propos , Avec ces mots ingrats : Faiblesse et décadence? Son noble cœur n'a pu s^ouvrir sans imprudence; Il n'a pu sans péril être un jour généreux , Quand, pour lui-même, on l'est si peu chez les heureux; Quand les bienfaits du roi , moins dons que redevance , Se retirent de lui plus sa vieillesse avance ! Ah! que deviendrons-nous ■

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