Id., ibid
3. Léon de Laborde, le Palais Mazarin^ p. 231, notes 159-160.
4. Fréd. Villot, Catalogue du Louvre, école française, p. 85.
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comme il le désirait, monté avec d'énormes dépenses, et ne réussit pas '. Décors et machines restaient inutiles. Torelli en était pour ses efforts et le cardinal pour ses frais, quand on eut l'idée d'ajuster au mécanisme et aux peintures de l'opéra tombé une pièce mieux faite et qui pût être plus heureuse. On pensa tout naturellement à Corneille, alors à son apogée. Il ne refusa pas, quoique sa nomination toute récente à l'Académie française dût le rendre plus que jamais difficile sur le choix des oeuvres à faire ; mais il avait, comme toujours, besoin d'argent : la déconfiture de Montauron l'avait peu de temps auparavant privé de l'une de ses meilleures ressources ; Tinsuccès de sa Théodore pouvait rendre les comédiens peu accommodants pour le prix de sa prochaine pièce ; il trouvait une bonne somme à gagner, en faisant quelque chose d'agréable pour le cardinal : il se mit donc à l'œuvre. Pour qu'il fût mieux en haleine, on le paya d'avance, et tout alla fort bien. Vers le milieu de décembre 1647, le nouveau poëme d'Andromède, et les machines de l'ancien Orphée, remaniées par Torelli, s'ajustaient fort bien ensemble, et il n'était bruit que des représentations qu'on en devait donner pendant le carnaval. Par malheur, des contre-temps survinrent. Le père Vincent, que nous appelons aujourd'hui saint Vincent de Paul, avait alors, plus que personne, l'oreille de la reine ; il employait surtout cette influence à éloigner de la cour les divertissements trop mondains et trop profanes. La mythologique Andromède n'était pas, on le conçoit, pour être dans ses bonnes grâces; il fit donc si bien que malgré le désir du cardinal, on décida qu'elle ne serait pas jouée 2. Mazarin, cependant, qui avait cédé d'abord, revint peu à peu sur