I. Bibliothèque Mazarine, mss. in-fol. H , n
u Samedy, 26 février 1650. — Le soir, Leurs Majestés' vont voir la comédie d'Andromède, jouée avec machines très-belles, dans la salle du Petit-Bourbon '. »
Renaudot, qui dans la Gazette avait fait un si grand éloge de la pièce, avait intérêt à la vanter. C'est chez lui, à son Bureau d'adresses, que se vendait le Programme, ou plutôt, pour me servir du mot de l'époque, le Dessein de ce grand spectacle 2. Corneille l'avait rédigé lui-même, en attendant l'ouvrage entier, dont, nous l'avons dit, il savait toujours, et pour cause, différer à propos l'impression : « J'ay, dit-il en quelques lignes non recueillies dans ses œuvres 5, et qui sont précieuses parce qu'en nous faisant bien connaître ce qu'étaient ces sortes de programmes, elles nous prouvent aussi quel soin il prenait même des moindres détails relatif à son art; jay dressé ce discours seulement, en attendant l'impression de la pièce entière, pour servir à soulager la plupart de mes spectateurs, qui, pour mieux satisfaire la veûe par les grâces de la perspective, se placent dans les loges les plus esloignées, où beaucoup de vers échappant à leurs oreilles ne leur laissent pas bien comprendre la suite de mon dessein. J'y ay meslé les paroles qui se chantent en musique, et qu'il est impossible d'entendre quand plusieurs voix les prononcent. »
De qui était la musique de ces paroles mises en chant dans l'Andromède i' Notre regrettable Halévy s'en était inquiété dans son excellent chapitre de VOrigine de l'opéra en France"^. Il chercha partout et ne trouva de réponse que