Taschereau, p
2. Troisième et quatrième Dissertation, p. 117-118. — On sait que l'hôtel de Guise, devenu à la fin du XV IF siècle l'hôtel de Rohan-Soubise, est aujourd'hui le p- ris des Archives.
lusion insinuante, mis à la fin du Remerciment, publié justement à cette époque même, en 1663 :
Ouvre-moi donc, grand Roy, ce prodige des arts , Que n'égala jamais la pompe des Césars ; Ce merveilleux sallon où ta magnificence Fait briller un rayon de sa toute-puissance , Et, peut-être animé par tes yeux de plus près , J'y ferai plus encor que je ne te promets.
Il n'obtint pas , demeura quelque temps encore à l'hôtel de Guise , puis se rabattit humblement sur le quartier de la butte Saint-Roch, sur la rue d'Argenteuil. Triste quartier, encore tout infecté des immondices dont l'amoncellement avait formé la butte, et à peine différent de ce qu'il était lorsqu'on y vendait les pourceaux engraissés dans ses fanges ' ; plus triste rue encore : bâtie à moitié, et comment bâtie ! mal hantée, mal habitée, n'ayant dans ses masures de plâtre, dont quelques-unes subsistent toujours, qu'une misérable population qui ne l'a pas tout à fait quittée : vauriens, saltimbanques et filles perdues.
François Colletet, dans son Tracas de Paris 2, s'aventurant « en ce pays assez sauvage », comme il l'appelle, n'y trouve à décrire qu'une scène d'abominable désordre dont l'abject théâtre est un mauvais lieu. L'auteur d'un roman fort curieux de ce temps-là, et encore plus inconnu 5, ayant à parler de la rue de Gaillon, ancienne ruelle du voiturier Michault-Régnault, nous donne en deux mots une idée du joli peuple qui y fourmillait : c'est d'abord une de ces filles de basse espèce qu'on appelait des narijaoises; puis, avec