‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 82 sur 105 · Gazette rimée de Robinet, lettre du 30 juillet · texte numérisé non relu

Gazette rimée de Robinet, lettre du 30 juillet

ses relations plus suivies avec la troupe du Palais-Royal, pour la représentation à' Attila et des autres pièces qui se succédèrent jusqu'à Psyché, lui avaient fait une nécessité d'habiter dans le voisinage de Molière et de son théâtre. Quand il travaillait pour les comédiens du Marais, il n'avait pas manqué de prendre gîte dans leur quartier. Ainsi, en 1662 , après cette émigration de Rouen à Paris, après ce déménagement de toute safamille : ménage, femme et marmots, auquel il ne se décida qu'après la mort de sa mère ', et dont les embarras accumulés faillirent ne pas lui laisser assez «( de liberté d'esprit pour mettre quelque chose cette annéelà sur le théâtre », où le trouvons-nous installé ? tout près de ses chers comédiens de la rue Vieille-du-Temple, qui jouèrent bientôt après son Serîorius. u Une chambre », c'est-à-dire tout un logement lui a été offert à l'hôtel de Guise, rue du Chaume, il l'a accepté ; dussent s'en indigner, comme nous l'avons vu, des Réaux et d'Aubignac. Ce n'est même pas tout : s'il faut en croire celui-ci. Corneille a mieux encore à l'hôtel de Guise. Il y est complètement hébergé. '( Vous êtes, dit-il à Corneille, pour lui reprocher d'avoir dédié à son hôte la Défense de Serîorius, vous êtes bien peu judicieux d'avoir payé en si mauvaise monnaie le couvert et la table dont il vous honore. ^ >>

Bientôt la Sophonisbe est faite : c'est aux comédiens de l'Hôtel qu'il la destine, et déjà il songe à se rapprocher de la rue Mauconseil, où se trouve leur théâtre. Où ira-t-il.^ Si le roi consentait à le loger au Louvre , quelle aubaine ! Il en a déjà tenté la fortune ; il y revient par quelques vers d'al-

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