Voisenon, Œuvres, i78i,in-8, t. IV, p
2. « L'usage des sacrements , auquel on l'a toujours vu porté , dit Thomas Corneille, lui faisoit mener une vie très-régulière , et son plus grand soin étoit d'édifier sa famille par de bons exemples. Il récitoit tous les jours le bréviaire romain , ce qu'il a fait sans discontinuer pendant les trente dernières années de sa vie. » Dict. univ. géog. et histor., p. 301. — Il avait fait pour un tableau de Saint-Roch , où il passait une partie de ses journées, un quatrain longtemps inédit , que nous avons reproduit des premiers dans notre Paris démoli, 2^ édit., p. 183, note. On sait que c'est
- — levj — La pauvreté s'était encore accrue autour de lui, mais la piété venant en aide, cette misère n'avait jamais été au-dessus de son courage. La pension que nous lui avons vu redemander à Colbert en 1678 lui avait-elle été rendue, et lui était-elle toujours servie ? ou bien à la mort du grand ministre l'avait-on encore supprimée ? on ne sait ' . Toujours est-il que la misère était profonde dans le logis de la rue d'Argenteuil à la fin de l'été 1684. Boileau l'apprit, courut chez le roi, obtint deux cents louis et les envoya en hâte au vieux poète agonisant -. Ils n'arrivèrent que pour payer une tombe qu'on ne lui éleva pas !
à Saint-Roch qu'il fut enterré, mais sans mausolée, sans épitaphe. L'inscription , sur marbre blanc, placée sur le pilier des orgues, à gauche , ne date que de 1821 ; elle est due à Louis -Philippe, alors duc d'Orléans.
1. Le P. Tournemine soutient qu'elle ne lui avait pas même été enlevée. Défense du grand Corneille, en tète des Œuvres diverses, p. xxxiij. La lettre citée plus haut, p. xlvij, ne prouve que trop le contraire.