Salvus conduclus » (Ep. V
2. Celte menLion de quatre enfants semble impliquer qu'indépendamment de sa fille morte en bas âge à Fribourg, Agrippa aurait encore perdu antérieurement à 1528 un des cinq fils qu'il avait eus jusque-là, l'un de sa première femme, les autres de la seconde qui venait de lui donner le quatrième pendant l'hiver précédent, au carême 1527 (Ep. V, 7). Lequel de ses cinq fils manquait en ce moment? C'est ce que nous ignorons. Nous avons réuni dans une note de l'appendice (n° VIII) tout ce que nous possédons de renseignements sur les enûints d'Agrippa.
3. « Datus est mihi salvus conductus... pro decem personist « videlicet me et uxore, quatuor liliis, una pedissequa, duobus « scrvulis, et uno j)uoro cursoro » (Bp. V, 43).
180 GHAPITKE SIXIÈME
lion ' pour les officiers Français qui occupaient les frontières. Il avait fait rédiger et présenter ces lettres au duc de Vendôme % qui devait les signer; mais celui-ci, en y voyant le nom d'Agrippa, les avait déchirées avec indignation, disant qu'il n accorderait jamais son seing pour un devin.
— Voilà, dit à cette occasion Agrippa, ce que me rapportent l'honneur d'avoir servi la reine, et son obstination à vouloir faire de moi un astrologue. La conduite du duc rappelle, ajoute-t-il, le dicton populaire : « ou prince ou fou ». Mais après tout, dit-il encore, comment en vouloir à un homme à qui la religion met la tête à l'envers, dont l'esprit engourdi ne connaît rien au-delà du calice et de la patène, et qu'on peut juger, au reste, rien qu'avoir son nez. 11 faut en rire et lui pardonner. Mais c'est à ceux qui le font méchamment agir qu'on doit s'en prendre, à Babonius le trésorier peut-être, à ce traître ou à quelque autre suppôt de cour dévoré par l'envie (Ep. V, 30).
Nous ne savons pas si Agrippa obtint enfin du duc de Vendôme les fameuses lettres que celui-ci avait tant de répugnance à signer pour un homme qu'il regardait comme un suppôt du diable (Ep. V,