‹ Corneille Agrippa (volume 2)Chapitre 20 sur 46 · SecLiritatis lilLera » (Ep. V · texte numérisé non relu

SecLiritatis lilLera » (Ep. V

2. Charles de Bourbon, père d'Antoine roi de Navarre, et aïeul de Henri IV ; premier duc de Vendôme par suite de 1 érection en duché du comté de ce nom par le roi François P^ en février 1514.

33, 36). Au moins avait-il, depuis la fin de février, un sauf-conduit du roi valable pour six mois (Ep. V, 29, 43). Quant au sauf-conduit de la princesse Marguerite, on peut croire que ses amis d'Anvers, mis par lui en demeure de l'obtenir en son nom, réussirent sans trop de peine à le lui procurer (Ep. V, 29).

Pour ce qui est de l'argent, non -seulement Agrippa n'avait pas la somme nécessaire pour achever son voyage et gagner les Pays-Bas, mais il consumait, en outre, journellement dans le coûteux séjour de Paris le peu de ressources qu'il possédait, c'està-dire ce qu'il devait sans doute à la libéralité de Fornari et peut-être aussi à quelques petits profits indiqués par lui sans autre explication, et qui vraisemblablement provenaient de l'exercice de ses talents divers; bénéfices accidentels, absorbés chaque jour par les besoins quotidiens de la famille, au fur et à mesure qu'ils arrivaient (Ep. V, 43). Des amis qui l'entouraient il n'avait rien à attendre à cet égard. Il en avait cependant retrouvé à Paris quelques-uns d'autrefois, et en avait même acquis de nouveaux. C'étaient surtout des savants, dont le commerce lui avait été très profitable au point de vue des sciences secrètes; ayant, dit-il, retiré de son séjour dans cette ville quelqu'avantage, par les choses nouvelles au moins qu'il y avait vues et apprises (Ep. V, 28). Quant aux profits, ils étaient minces vraisemblablement, et les ressources disponibles diminuaient à vue d'oeil. Au commencement de janvier, les douze premiers jours d'entretien h l'auberge lui. cou-

laient déjà, dit-il, près de vingt eouronaes d'or (Ep. V, 23 25) Qu'était-ce au bou t de sept mois? Il avait pris gîte dans une hôtellerie à l'enseigne de Sainte-Barbe, dans la rue de la Harpe sur le nom de laquelle il fait en le traduisant dans ses lettres du mois de juin 1328, un jeu de mots fondé sur la ressemblance des formes harpe et Harpies, pour peindre, à ce qu'on peut croire, l'avidité de ses hôtes. Ces lettres sont datées de cette hôtellerie : e diversorio nostro ad D. Barharx imaginem, in vico Citharx aut, si scribere licet, Harpyarum potius(ET^. V, 43, M).

Fornari n'était plus là; on ne savait même pas trop où il se trouvait dans ce moment (Ep.V, 4S, 34). \grippa lui écrit cependant; ses lettres ne semblent pas lui être parvenues (Ep. V, 27, 28, 38). Ne pouvant compter sur ce puissant protecteur, il se tourne vers les amis qu'il possède à la cour. Il leur demande de l'argent, mais sans beaucoup de succès (Ep V 46). Sa correspondance avec eux est toute pleine 'de ce sujet, mêlé à ce qui regarde le congé

1 On ne saurait dire s'il a habité qaelqu autre hùlellene auparavant à Paris. Pendant sou voyage pour se rendre de Lyon à cette dernière ville. Agrippa écrivait, le IG décembre lo.-, nuil comptait descendre à Paris, rue Saint-Martin, a 1 auberge du Pressoir-d'or. - « Hospilabor autem in vico divi Marlmj « in diversorio cui aureum prajlum index est » (Ep. \ . ^i;. unit, ce semble, par trouver asile au ^7™^'; '

est datée la dernière lettre écrite par Un de Pans le 16 juillet 1528 « e cœnobio Garmelitarum apud Luteliam Parisiorum » (Bp. V, .ïO).

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qu'il soUiciLail alors. 11 avait fini par obtenir satisfaction sur ce dernier point; sur l'autre, on faisait sourde oreille (Ep. V, 34, 46, 49). C'est de ses amis d'Anvers que lui viennent enfin les ressources indispensables pour le voyage \ après bien des difficultés, après bien des retards aussi, lesquels de ce côté au moins ne semblent provenir d'aucun mauvais vouloir, mais des obstacles seulement apportés aux communications par l'état de guerre qui régnait sur la frontière (Ep. V, 38, 45, 47, 48). Les périls qui peuvent résulter de ce fait sont effectivement, avec le manque d'argent, les grands empêchements qui arrêtent encore Agrippa au moment de se mettre en route.

Les traits principaux de cette situation se retrouvent dans quelques lettres échangées par lui avec les nouveaux amis qu'il va trouver à Anvers, avec un religieux augustin surtout du couvent de cette ville, le père Aureliod'Aquapendente que nous avons mentionné précédemment comme un de ses correspondants à cette époque, et dont nous expliquerons au chapitre suivant les relations avec lui. Agrippa écrit de Paris, le -17 janvier 1528, b Aurelio pour le renseigner sur ce qui le concerne à ce moment.

— Parti de Lyon le 6 décembre, lui dit-il, je suis arrivé ici le 20 du même mois. Je ne my arrêterai que le peu de jours nécessaires pour expédier quelques affaires, et pour ajouter h mes faibles rossour-

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