‹ CorneilleChapitre 10 sur 19 · PRÉFACE DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L'AUTEUR

Il y a plus de deux ans, quand auprès du cercueil de mon père, j'appris, en Lorraine, qu'une assemblée mémorable venait de voter ia liberté de l'enseignement, je sentis s'élever en moi le désir très-vif d'être un des élus auxquels Dieu réservait la gloire chrétienne et la mission de régénérer la jeunesse, d'aider à relever ma chère patrie, la France! Un suffrage réparateur ouvrait enfin une voie nouvelle à l'éducation, ou plutôt restaurait celle que nos vénérés prédécesseurs, dans tant d'Universités illustrés, avaient frayée à nos pères, avant le jansénisme et les savants hérétiques de Port- Royal. Soumis, du reste, à la volonté divine, et persuadé que l'occasion naîtrait sous mes pas, si le Ciel était d'accord avec mes désirs, affermi par cette pensée que mes vœux étaient entièrement désintéressés , ayant au cœur celte volonté ferme, dont j'avais fait part à Rome, au Vicaire infaillible de Jésus- Christ, d'accomplir parfaitement ma vocation, j'attendis, certain que Dieu m'écoutait, comme un père écoute son enfant, et qu'il m'exaucerait. Une lettre m'arriva de Lille, au

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