‹ CorneilleChapitre 13 sur 35 · LE CID · texte numérisé non relu

LE CID

Rapprend, réunit ses compagnons, ses amis, des inconnus même qu'il trouve sur sa route, marche à l'ennemi, se bat toute la nuit, est vainqueur, et sauve l'Espagne.

Voici comment lui-même, au retour, raconte l'affaire à son roi :

Sire, vous avez su qu'en ce danger pressant, Qui jeta dans la ville un effroi si puissant, Une troupe d'amis chez mon père assemblée Sollicita mon âme encor toute troublée... Mais, sire, pardonnez à ma témérité, Si j'osai l'employer sans votre autorité ; Le péril approchait ; leur brigade était prête ; Me montrant à la cour, je hasardais ma tête : Et s'il fallait la perdre, il m'était bien plus doux De sortir de la vie en combattant pour vous.

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