‹ Corneille et Gerson dans l'Imitation de Jésus-ChristChapitre 72 sur 107 · POST - SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST - SCRIPTUM

L'accueil fait à cette lettre honore trop notre pays pour que (tout amour-propre à part) je ne me fasse pas un devoir de la reproduire telle qu'elle* été imprimée d'abord. Que ne puis- je fei donner les noms des personnes en qui j'ai trouvé une sympathie généreuse , accompagnée pourtant» de quelque défiance sur le résultat de notre projet dans un département du nord. — « Vous semez dans une terre froide, » me disoit un ami—

Froide, oui, mais dont les fruits , s'ils tardent avenir, n'en sont que meilleurs, et Us tiennent.

Je nommerai du moins M. le Maire de Valenciennes qui , dans sa lettre si pleine de bonté , en retenant sa place pour la souscription , a bien voulu me promettre de parler de notre projet au Conseil municipal

Les vingt- cinq principaux souscripteurs recevront , comme un foible retour , le présent volume , dès qu'il paroîtra ; et tous permettront , j'en suis sûr, qu'on dépose leurs dons entre les mains d'un jeune avocat de nos concitoyens (M. H. Waternau), aussi distingué par son esprit que par son caractère , à qui ce projet a été , comme à nous , inspiré par les mêmes plaintes.

C'est lui que je remercie de ce qu'il veut bien dire de moi dans sa lettre, dont je vais transcrire les paroles graves, pour me punir moi-même du ton trop léger que j'ai pris.

« . . . . Je voudrois , dit M. H. Waternau , que V éducation et l'instruction qui, réunies se fécondent et se soutiennent mutuellement, allassent trouver l'ouvrier chez lui , et que la presse, cette souveraine de nos temps modernes , vint s'asseoir à son modeste foyer, pour ouvrir son intelligence et nourrir son cœur. Quant aux principes à inoculer, ce sont ceux de religion , de probité , de patrie , d'honneur ; et de même qu'il n'y a qu'un seul soleil qui échauffe et féconde notre terré , de même il n'y a qu'une morale qui puisse faire germer les fruits que tous désirent savourer et voir savourer ; car s'il y a des lois physiques qui fécondent la nature, il y a aussi des lois morales qui fécondent Yintelligence et le comr. Mais pour réaliser ce projet , je ne vois qu'un moyen, la coopération de tout le monde. Et pour que cette idée ait une signification réelle, je désire placer le dépôt de ces livres dans le bâtiment communal , comme jadis on plaçoit les chartes sous le beffroi. Et ne sont-ce pas en vérité les plus sûres, les plus belles et les plus nobles franchises que celles qui découlent de l'éducation et de l'instruction t Je désire déplus , si cela est possible, que le local de la Bibliothèque , qui

n'a besoin que d'une seule salle , soit placé vis-à-vis la Caisse d'Epargne. Ce rapprochement me sourît* Donner à l'ouvrier l'instruction , c'est-à-dire les moyens d'orner son intelligence et de la faire servir à se procurer la fortune ; lui donner V éducation, c'est-à-dire la probité et par suite la loi de ne s'enrichir

que par des moyens justes , me paroît une noble création. Il me semble que, sorti d'un pareil creuset, l'or qui peut Merde lé a la Caisse d'Epargne, devient un dépôt encore plus sacré, et que ces deux institutions ainsi rapprochées doivent par oître plus sœurs et s'entr' aider mutuellement. Pour donner encore plus de prix à cette institution, je suis d'avis que les autorités administratives, judiciaires, ecclésiastiques, etc, soient appelées à donner le concours de leur protection. Mon plus vif et mon principal désir étant que cette institution soit l'œuvre de tous , j'écarte ainsi tout soupçon de propagande quelconque; la propagande à laquelle je tiens est la propagande des principes conservateurs de toute société. Je voudrois faire de notre bibliothèque un foyer de morale et d'intelligence qui réfléchiroit avec vigueur l'instruction et l'éducation. Une pareille œuvre peut avoir de grands résultats. En y attachant des récompenses annuelles , on augmentera encore les effets. A l'aide de cette institution , on pourra aller chercher dans la Joule des diamans à qui il ne manquoit que la lumière. Les récompenses seront pécuniaires ; elles auront ainsi le double avantage de secourir le pauvre en enrichissant son intelligence et son cœur.

Permettez-moi , Monsieur, de m' associer à votre bonne œuvre. Avec votre concours j'ai l'espoir de voir ce projet se réaliser bientôt. J'ai toute confiance dans votre lettre qui sera , je n'en doute pas, le programme le plus rassurant pour toutes les personnes qui voudront bien se joindre à vous, et les souscriptions ne manqueront pas à votre généreux appel. »

— - J'en accepte l'augure : les deux vices communs aux grandes comme aux petites villes , l'ignorance du bien et l'envie, ont peu

d'accès chez noua. De constants cooperatenn , si je connais bien mon pays , réaliseront notre idée ; et ils sont assurés d'âne recounoissance, dont au reste ils peuvent se passer ; ils la retrouveront an besoin : notre caisse de souscription est pour les riches, ponr les cœurs généreux, une Caiiie d'Epargne aussi ; y placer , c'est placer au plus haut intérêt , c'est thésauriser dans le ciel, suivant la sublime leçon de l'Evangile : Theiauriiate vobii thetauros m ealo.

Miniature du Manuscrit :

Jésus -Christ apportant le Livre de la voye, de la vérité, de la vie.

Monument du génie de Corneille , dès longtemps oublié, page 1. Thomas Corneille , a. Résurrection iïAthalie, 5. Mot de M. de Chateaubriand sur les barbarismes , 5. Coup-d'œtl sur l'auteur de

Y Imitation.. M$. de Saintrond , 5.. Succès immense de la traduction de Corneille. Sa chute. Pourquoi, 6. Fontenelle , 7. Corneille prend tous les tons , 7, 8, 9, 10. Tacetur gothique et, pour ainsi dire , lapidaire , 8. Le Tracassier, l'Indiscret, le Distrait, 9. Préventions antireligieuses ., devraient cesser, pourquoi ,11. Enrichir sa mémoire des beaux vers de Corneille; vœu d'une dame à cet égard, 12 Coupures indispensables, 15. Corneille a travaillé plus de trente ans à cet ouvrage , 14. Variantes , que n'a recueillies aucun éditeur, 13. Pourquoi le style de Corneille a ici un caractère à part; exemples curieux, 16 , 17. La langue de la Cité Céleste n'est plus celle de Lucrèce et d'Horace , 18, 20. Humilité sublime de G er son et de son imitateur, ai. Caractère de Gerson trop souvent méconnu. Il prélude à Bruges à

Y Imitation deJ. C, ai. Reflet de ses écarts jusque dans cet ouvrage, aa. Sa langue est le latin. Admirable en françois, quand il se donne la peine de l'écrire, 25. Corneille , comme l'aigle , au sommet de Thabor, 24. Coup-d'œil sur la source de toute lumière , ib. Dédicace au Pape , 25. Le génie des lettres , peut sans effort , descendre à celui des affaires. Corneille et Napoléon' d'accord sur ce point , 28 . Préfaces de Corneille , 51 .

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