‹ Corneille et Rotrou, comédie en un acte en proseChapitre 14 sur 37 · H CORNEILLE ET ROTROU · texte numérisé non relu

H CORNEILLE ET ROTROU

ROTROU

Quels obstacles vois-tu donc à cette union ?

Elle est riche et je n'ai rien. Puis elle est d'une famille noble ! Et j'ai vu tout d'abord que son père rêvait pour elle quelque brillante union! C'est un irave homme, mais il est entêté comme tous les petits esprits.., il croirait déroger, s'il donnait sa fille à un misérable écrivain ; et elle, la pauvre enfant, en supposant qu'elle m'aimât, elle n'aurait jamais le courage de résister à son père. Ce serait le premier chagrin qu'elle lui aurait causé de sa vie !

ROTROU

Eh bien ! à ta place, je m'assurerais de ses sentimens à mon égard, et je forcerais le consentement du père en faisant ma paix avec le Cardinal.

CORNEILLE. SOUHant,

En auteur habile, tu ne perds pas de vue ton sujet !

un laquais, annonçant* M. et Ml,a de Lamperrière !

corneille, à part.

Grand Dieu !

ROTROU

Lamperrière !... c'est le nom du lieutenant civil des Àndelys...

Mon ami , de grâce , avant de faire entrer, permets que je me retire.

ROTROU

Ce trouble.., eette émotion...

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