SCENE Vil
JULIE ; puis, CORNEILLE , qui , après les premiers mots de Julie, sort de la bibliothèque et reste timidement au fond.
julie, seule.
Serais-je, en effet, l'objet de celte entrevue?... Le Cardinal aurait-il disposé de ma main? Cette seule pensée m'effraie! OU !... c'est que dans ces mariages de cour on croit avoir tout fait pour une jeune lille quand on lui a donné des titres, une fortune !... mais son cœur, personne n'y songe !... Ecartons celte idée pénible... (Elle aperçoit Corneille.) Ciel !... M. de Rotrou vous savait-il là, monsieur?
corneille , s approchant.
Oui, mademoiselle, et je demande sa grâce en même temps que la mienne !
julie, souriant.
Je devrais peut-être les refuser toutes deux.
Non , vous devez être indulgente et bonne aujourd'hui comme toujours ! Ah ! mademoiselle, je vous dois la première joie que j'aie éprouvée depuis longtemps ! Merci, mille fois merci des nobles et consolantes paroles que mon souvenir vous a dictées ! julie, avec intérêt.
Auriez- vous quelque sujet de tristesse?... Oui, oui... je le devine à votre silence... à vos regards qui évitent les miens !... M. Pierre, j'ai dittont-à-l'heure que votre amitié nous était connue !... douteriez-vous de la