‹ Corneille et son temps: étude littéraireChapitre 6 sur 31 · VOITURE · texte numérisé non relu

VOITURE

Des portes du malin Tamante de Cépbale, Les roses cpandoit par le milieu des airs, Et jcloil dans les cieux nouvellement ouverts Ces traits d'or et d'aïur qu'en naissant elle c(aie«

Si de pareils exemples donnent une idée du goût de la société qui^es admirait, ils ne prouvent pas que son goût se renfermât dans ce seul genre de littérature : tout était recherché, tout était reçu dans ces réunions oisives

Quand la nymphe divine^ à mon repos fatale^ Apparut el brilla de tant de feux divers Qu'il sembloil qu'elle seule esclairoit Tunivers, Et remplissoit de feu la rive orientale.

Le soleil^ se hàstant pour la gloire des cieux^ Vint opposer sa flamme à Téclat de ses yeux^ Et prit tous les rayons dont TOlympe se dore ;

L'onde^ la terre et Tair s'allumoient à Tentour , Mais auprès de Pbilis on le prit pour TAurore^ Et l'on crut que Philis étoit Tastre du jour.

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