‹ Corona benignitatis anni DeiChapitre 49 sur 65 · DEUXIÈME STATION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME STATION

On lui rend ses vêtements et la croix lui est apportée.

« Salut «, dit Jésus, « ô Croix que j'ai longtemps désirée ! »

Et toi, regarde, chrétien, et frémis! Ah, quel instant solennel

Que celui où le Christ pour la première fois accepte la Croix éternelle !

O consommation en ce jour de l'arbre dans le Paradis !

Regarde, pécheur, et vois à quoi ton péché a servi.

Plus de crime sans un Dieu dessus et plus de croix sans le Christ !

Certes le malheur de l'homme est grand, mais nous n'avons rien à dire,

CORON A BENIGNITATIS

Car Dieu est maintenant dessus, qui est venu non pas expliquer, mais remplir.

Jésus reçoit la Croix comme nous recevons la Sainte Eucharistie :

« Nous lui donnons du bois pour son pain », comme il est dit par le prophète Jérémie.

Ah, que la croix est longue, et qu'elle est énorme et difficile !

Qu'elle est dure ! qu'elle est rigide ! que c'est lourd, le poids du pécheur inutile !

Que c'est long à porter pas à pas jusqu'à ce qu'on meurt dessus !

Est-ce vous qui allez porter cela tout seul Seigneur Jésus?

Rendez-moi patient à mon tour du bois que vous voulez que je supporte.

Car il nous faut porter la croix avant que la croix nous porte.

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