‹ Corona benignitatis anni DeiChapitre 48 sur 65 · PREMIÈRE STATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE STATION

C'est fini. Nous avons jugé Dieu et nous l'avons condamné à mort.

Nous ne voulons plus de Jésus-Christ avec nous, car il nous gêne.

Nous n'avons plus d'autre roi que César ! d'autre loi que le sang et l'or !

Cruficiez-le, si vous le voulez, mais débarrasseznous de lui ! qu'on l'emmène !

Toile! toile! Tant pis! puisqu'il le faut, qu'on l'immole et qu'on nous donne Barabbas !

Pilate siège au lieu qui est appelé Gabbatha.

« N'as-tu rien à dire? » dit Pilate. Et Jésus ne répond pas.

« — Je ne trouve aucun mal en cet homme », dit Pilate, mais bah !

CORON A BENIGNITATIS

Qu'il meure, puisque vous y tenez ! Je vous le donne. Ecce homo. »

Le voici, la couronne en tête et la pourpre sur le dos.

Une dernière fois vers nous ces yeux pleins de larmes et de sang !

Qu'y pouvons-nous? pas moyen de le garder avec nous plus longtemps.

Comme il était un scandale pour les Juifs, il est parmi nous un non-sens.

La sentence d'ailleurs est rendue, rien n'y manque, en langages hébraïque, grec et latin.

Et l'on voit la foule qui crie et le juge qui se lave les mains.

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