‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 10 sur 79 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

COROT

Michallon, le camarade de Corot, fut aussi, pour un instant, son premier maître ; les préceptes qifil lui donna peuvent être résumés en quelques mots : se mettre en face de la nature, tâcher de la rendre exactement; faire ce qu^on voit et traduire Timpression reçue. Le conseil était bon, et c^est à peu près ce que Corot disait à son tour aux jeunes gens. Par malheur, Michallon ne put suivre les travaux de son élève. La mort le prit tout jeune, à vingt-six ans et il fallut chercher un nouveau guide.

C^était répoque des triomphes de Victor Beftin et de Watelet, on parlait d^eux avec enthousiasme, et il n^’est pas sans intérêt d'écouter M. Thiers s'écriant : a Le dirai-je à M. Watelet? il a fait un chef-d'œuvre ^ » Le futur historien, alors nouveau venu au Constitutionnel, subissait les inspirations du peintre Granet, qui était d'Aix, et son quasi-compatriote, auquel il avait été recommandé ; il n'était pas classique et n'avait pas un goût bien

1. Son dernier tableau, OEdipe et Antigone auprès du temple des Euménides jint exposé en 1824, après sa mort.

Page 1