‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 12 sur 79 · Salon de 1822, page · texte numérisé non relu

Salon de 1822, page

2. Il avait au Salon, cette année-là, un paysage inspiré d’une

vue de Frascati. '

COROT

rendre les masses, la transparence de Tatmosphère, le frémissement du feuillage, la résultante de Teffet général; en un mot, les côtés délicats et tendres de la nature. Toutes ces qualités, heureusement, il les avait en lui assez bien enracinées pour avoir pu résister à l’influence de Bertin, et les leçons qu^il reçut dans son atelier lui furent salutaires au point de vue de la précision du dessin , de la charpente et de la composition; il ne les oublia jamais par la suite, et les conseils d’Aligny et d’Édouard Bertin, qu’il connut bientôt à Rome, les rendirent encore plus solides.

Ces deux artistes, très-épris de l’antiquité, aimaient les choses sévères, mais ils comprenaient fort bien les grandeurs de la nature ; il ne leur a manqué qu’un peu de charme dans l’exécution pour marquer plus grandement leur place et arriver au delà du succès d’estime dont la ligne est si difficile à franchir.

Corot visita l’Italie pour la première fois en 1825 et retrouva à Rome^ la pléiade des

I. La première, ou une de ses premières études, faite dans cette ville, est datée de décembre 1825'.

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