‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 38 sur 79 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

tant qu’on peut^ ensuite efîacer le superflu à la fln. )) Telle était l’opinion du maître ^

A cette époque, les camarades, — Célestin Nanteuil en était, — se permettaient encore certaines petites railleries à l’endroit de Corot, mais cela ne fut pas de longue durée, car il dit un jour très -sérieusement: «Je n’aime pas les plaisanteries sur la peinture. » Ceux qui ont connu le côté ferme de son caractère savent quelle dignité il prenait tout naturellement lorsqu’il s’agissait du respect de son art ; sa physionomie enjouée prenait une gravité presque sévère, et toute sa conviction passant dans son regard semblait répandre une espèce de rayonnement. C’est là qu’on voyait apparaître, pour ainsi dire, sa volonté puissante et cette énergie qui l’ont soutenu tout le long de sa carrière. Alors ce n’était plus du tout le Corot gai et ' bonhomme, mais l’artiste fler et résolu. On prétend que MM. Dai'pentigny, Desbarolles et d’autres ont constaté à l’inspection de sa main que la ligne de volonté présentait un développement extraordinaire. Quoi qu’il en soit, depuis son apostrophe, on a cessé de rire aux

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