‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 58 sur 79 · I. Causerie du 4 septembre · texte numérisé non relu

I. Causerie du 4 septembre

COROT

qu’on veut. Il avait aussi autrefois manié le burin, et on a de lui douze gravures; une eauforte a fait partie de son exposition au Salon de 1865.

Tout en travaillant de la sorte, Corot n’oubliait pas de donner pour les blessés et pour les besoins qui se manifestaient à cette époque lamentable ; rambulance de la presse pourrait faire le compte de ce qu’elle a reçu de lui par des intermédiaires. Il allait voir des malades, les réconforter par sa présence, par son amitié... et s’assurait si rien ne manquait à la maison.

Un gros chapitre serait à écrire sur le bien qu’il a fait, mais il aurait retenu la plume qui eût voulu l’entreprendre, et quoique le hasard nous ait rendu plusieurs fois témoin de ses bonnes actions, nous rappellerons seulement ce qui est déjà dans le domaine de la publicité. Par exemple, lorsque fut ouverte la souscription nationale pour la libération du territoire, Corot a non pas promis, mais versé tout de suite dix mille francs. Ce projet n’ayant jDas eu de suite, on lui a écrit de reprendre la somme qu’il avait donnée, et il a été fort peiné U du mauvais résultat de l’affaire. — On parle

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