‹ Corps étrangers permanents du cœurChapitre 11 sur 57 · AE · texte numérisé non relu

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capitale, et que nous envisagerons au paragraphe suivant.

Sa nature est par contre souvent difficile à préciser. Celle d’une balle de fusil, d’un volumineux shrapnell, d’un éclat d’obus est évidente. Mais si l'éclat est petit, son épaisseur minime, nombreuses peuvent être les causes d'erreur : c’est dire l’intérêt qu’il y a de varier les incidences et la force de pénétration des rayons. Une observation de Le Fort, est particulièrement instructive à ce point de vue (1) : un soldat est blessé d’un éclat de grenade au thorax ; la radioscopie montre un corps étranger appliqué sur l’auricule gauche, «de faible opacité, long de 2 cms. 5, situé «à 9 cms. de profondeur sous la partie inférieure du 3° car- «tilage costal gauche... très mobile, suivant tous les mou- «vements de l’oreillette gauche, montant et descendant «avec le diaphragme, suivant la systole et la diastole et « paraissant en outre animé d’une sorte de trépidation ». On pense qu'il s’agit du projectile qu’on décide d’extraire : J'intervention découvre non pas l'éclat de grenade, mais un fragment osseux d’origine costale, entouré d’une gangue assez résistante et qu’on retire par morcellement d’une cavité dont le fond paraît formé par la paroi même de l’auricule. On voit donc l'intérêt d'examiner toujours un corps étranger peu opaque sous deux incidences perpendiculaires l’une à l’autre : s’il est mince, il peut être métallique ; si au contraire il est d’une épaisseur notable, on peut affirmer qu’il s’agit d’un objet non métallique, d’un éclat osseux par exemple.

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