‹ Corps étrangers permanents du cœurChapitre 38 sur 57 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(Observation inédite, recueillie dans le Service de M. le Pr. A. Clerc, à l'Hôpital de la Pitié.)

Balle de shrapnell incrustée dans la paroï postérieure du ventricule gauche (région de la pointe), bien tolérée depuis plus de 22 ans.

C..., Gaston, 55 ans, employé à la Compagnie des Chemins de Fer du Nord, fut blessé sur l’Yser le 26 octobre 1914, étant engagé dans l'Armée belge : il fut atteint simultanément en 17 points du corps (membres supérieurs, jambes, cuir chevelu et thorax), l’une des blessures le frappant en arrière du thorax, un peu en dedans de la pointe de l’omoplate droite : il s’affaissa, sans toutefois perdre connaissance, et présenta une hémoptysie immédiate.

Aussitôt évacué en Angleterre, il ne tarda pas à se rétablir, après une « pneumonie traumatique » du côté gauche. Des douleurs persistèrent longtemps néanmoins à la base de l’hémithorax gauche. Un examen radiologique, au King’s College Hospital, avait donné lieu à la mention : « il n’y a aucun signe de corps étranger dans le thorax » (28 novembre 1914). La cicatrisation de toutes les blessures est obtenue en quelques semaines, sans séquelles apparentes ; la plaie du cuir chevelu avait notamment entraîné un débridement qui permit de vérifier l'intégrité de la boite cranienne. C... reprend du service au début de 1915 et termine la guerre.

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