SES RÉSULTATS À PROPOS DE 4 OBSERVATIONS PERSONNELLES
L'aspect radiokymographique des projectiles présentés par nos blessés I, IL, III et IV est des plus instructifs :
Il s’agit dans l'observation IT d’une balle de shrapnell plus ou moins « incrustée » dans la paroi postérieure du
Fc. 8.
Radiokymogramme du blessé de l'observation I (18 février 1936).
Position O. A. D. Grille mobile.
Image « er échelle ». Projectile incrusté dans la paroi postérieure du V. G. (région de la pointe).
Prc. 9:
Radiokymogramme du blessé de l'observation IT (3 décembre 1935).
Position O. A. D. Grille mobile.
Image « en zig-zag ». Projectile pariétal du V. D.
Frc."10:
Radiokymogramme du blessé de l'observation III
Position frontale. Grille mobile.
Image « en zig-zag ». Projectile solidaire du plancher auriculo ventriculaire droit (intra-cavitaire fixe).
lee, Its
Radiokymogramme du blessé de l’observation [V (7 février 1936).
Position frontale. Grille mobile.
Image « en échelle ». Projectile pariétal de la pointe du cœur,
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ventricule gauche, tout près de la pointe : la kymographie, prise en O. À. D. légère, montre le projectile sous l'aspect de lignes opaques, sensiblement parallèles entre elles, espacées comme les barreaux d’une échelle (fig. 8).
Le blessé de l’observation II est porteur d’un éclat de grenade complètement inclus dans le bord droit du ventricule droit près de sa base : l’image kymographique obtenue en O. A. D. est continue, « en zigzag » (fig. 9).
Chez celui de l'observation IV, qui présente un plomb de chasse logé dans la pointe du cœur (paroi du ventricule gauche), nous retrouvons, en frontale, un aspect kymographique comparable à l’image de la figure 8, « en échelle » (fig. 11).
Enfin, notre troisième observation (obs. III), concerne un sujet blessé d’un éclat d’obus qui, d’abord libre dans la cavité ventriculaire droite, s’y est secondairement fixé, devenant solidaire de la paroi ventriculaire : son kymogramme, en frontale, décèle une image «en zigzag » (fig. 10).
La radiokymographie ajoute donc aux enseignements fournis par les autres méthodes radiologiques des précisions objectives sur l’éfendue et la direction des oscillations accusées par les projectiles cardiaques : ces éléments sont de première importance pour sa localisation exacte.
a) Si le projectile est libre dans une cavité du cœur, il subit des mouvements « {ourbillonnaires » causés par le brassage du sang. Bien que n’ayant pu enregistrer aucun exemple de ce type (1), il est logique d'admettre que l’image kymographique du corps opaque doit présenter une allure « désordonnée » et surtout une amplitude considérable, en rapport avec le volume de Ia cavité. En outre,
(1) Le cas signalé par MM. Cottenot et Heim de Balsac [54] (p. 41 et 42 et fig. 19) nous semble pouvoir être considéré non comme un projectile cavitaire libre, mais bien solidaire de la paroi auriculaire : il donne en effet une opacité linéaire, « en échelle », qui implique un synchronisme des battements du projectile et du myocarde ; si la balle était libre, douée de mouvements tourbillonnaires, ses déplacements seraient plus complexes et surtout plus amples.