PROS
la rapidité des déplacements ne doit pas manquer de s’inscrire sur le film.
b) Dans toutes ses autres localisations, le projectile est animé de mouvements du type « pulsatile », que son siège soit péricardique, juxta-cardiaque, proprement pariétal ou cavitaire fixe. Et la kymographie va fournir un élément diagnostique de premier ordre.
Le mouvement « pulsatile » peut donner lieu à 2 sortes d'images : l’image « en échelle », telle qu’elle nous est fournie par les observations I et IV (fig. 8 et 11), et l’image «en zigzag », «en éclair», selon l'expression de MM. Clerc, Deiherm, Fischgold et Frain [47], illustrée par les observations II et III (fig. 9 et 10).
L’explication de ce phénomène est fournie par l'étude kymographique des mouvements du cœur : on sait en effet que, selon la région envisagée, les battements des parois cardiaques se font dans une direction déterminée ; sensiblement transversaux, horizontaux, au niveau de la partie moyenne des bords ventriculaires, ils deviennent peu à peu obliques (en haut et à gauche sur le bord droit, en haut et à droite sur le bord gauche), à mesure qu’on approche de la pointe ; celle-ci se contracte dans un plan nettement vertical, de bas en haut à la systole. Il s’ensuit que, si le corps étranger occupe la partie moyenne du bord ventriculaire, ses déplacements, horizontaux, donneront lieu à une image continue, ininterrompue, « en zigzag » ou «en éclair » ; si au contraire, il siège à la pointe, ses mouvements le porteront alternativement de bas en haut et de haut en bas : il est visible ou invisible selon qu'il passe devant la fente kymographique ou disparaît derrière la lame opaque de la grille mobile, d’où une opacité discontinue, linéaire, réalisant l’image « en échelle ». Tous les intermédiaires sont naturellement possibles entre ces deux localisations et par suite ces deux aspects.
IH est donc possible d’affirmer, grâce à la radiokymographie, le siège apical des projectiles de nos observations I
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