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topographiques, beaucoup plus que sur la nature du mouvement désordonné de brassage, qu’on pourra faire cette localisation à l’oreillette ou au ventricule.
3° Etant données les difficultés de la localisation « en
épaisseur » des projectiles cardiaques, il faudra toujours,
lorsqu'on en décide l’extraction, de grandes réserves de la part du radiologue et une grande prudence de la part du chirurgien, car :
— un projectile qu’on croit juxta-cardiaque peut être découvert dans la paroi (obs. 56, 67, 69) ou même la cavité (obs. 23, 24, 53);
— un projectile nettement pariétal peut pointer dans la cavité sous-jacente et l’ouvrir au moment de l’extraction (projectiles « pariéto-cavitaires » : oreillette gauche : obs. 11; ventricule gauche : obs. 76; ventricule droit : obs. 44, 45, 46, 47, 48) ;
— un projectile qu’on croit médiastinal ou pulmonaire peut se révéler intra-péricardique (obs. 84).
On ne peut que redire, avec Lenormant [28], P. Duval [91] et Le Fort [191], que « cette incertitude du dia- « gnostic à une importance primordiale : elle impose l’opé- « ration à ciel ouvert, par une voie suffisamment large « pour reconnaître les lésions exactes et parer à tous les « accidents qui pourraient survenir si le corps étranger « atteignait l’endocarde et si son ablation avait pour effet « de « déboucher » une plaie pénétrante du cœur ». Le Fort a personnellement assisté à l’opération d’un blessé porteur d’un projectile pariéto-cavitaire : la voie d’abord, trop restreinte, a empêché de juguler une hémorragie rapidement mortelle (1).
(1) Ceci explique pourquoi P. Duval [91] et Viala [309] condamnent formellement la technique d’extraction « à la pince, sous l’écran » de Petit de la Villéon [234-286] : elle leur paraît d’une « imprudence inacceptable », d’une « témérité et d’une insécurité telles » qu’elle doit être rejetée « d’une « façon absolument formelle pour le cœur ».
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