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ger sont manifestement plus amples que les battements cardiaques qu'ils ont une signification précise.
y) Demars [#8] pense qu’on peut parfois distinguer un projectile cavitaire fixe d’un projectile pariétal, — animés tous deux de mouvements identiques, — si, par exemple, l’ombre du corps étranger se montre fangente, — sous une incidence quelconque, — aux contours d’une paroi épaisse (ventricule gauche) : seul un corps situé dans la paroi est capable de présenter un tel signe, jamais un projectile cavitaire.
c) On reconnaîtra plus aisément le siège d’un projectile animé de mouvements fourbillonnaires, qui peuvent, nous J’avons signalé, s’observer en cas de localisation cavitaire ou péricardique : les examens sous incidences multiples, la recherche de la profondeur fourniront autant d’éléments capitaux.
d) On peut donc, d’une façon générale, schématiser ainsi les caractères des projectiles selon leur siège « en épaisseur » :
a) Les projectiles intra-péricardiques libres :
— sont habituellement dissociables de l’ombre cardiaque, (sauf s’il existe un hémopéricarde),
— tombent au point le plus déclive de la séreuse lorsqu'il y a épanchement,
— peuvent présenter des mouvements du type fourbillonnaire, en cas d’hémopéricarde abondant (obs. 83).
8) Les projectiles intra-péricardiques fixes :
— peuvent aussi être dissociés de la silhouette cardiaque (sauf peut-être s’il existe une forte réaction inflammatoire ou cicatricielle de la séreuse) (obs. 89),
— sont doués de mouvements pulsatiles (obs. 87, 88, 89), qui, — signe très important —, seraient, pour Vaquez et Bordet [307], d’une amplitude beaucoup plus considérable que celle des battements cardiaques (obs. 88) : ce fait
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prouve qu'il s’agit de battements fransmis et non du simple enregistrement des mouvements de la paroi par un corps intra-pariétal.
y) Les projectiles intra-pariétaux, juxta-cardiaques plus ou moins incrustés dans le myocarde et intra-cavitaires fixes
— sont indissociables de l’ombre du cœur sous toutes incidences (1),
— et présentent, outre des déplacements respiratoires et statiques, des mouvements du type pulsatile.
Malgré ces quelques indices le diagnostic exact, dans les trois cas, reste souvent douteux ; il faut retenir cependant le contraste entre l’importante exagération de l’amplitude des battements transmis aux projectiles juxta et extracardiaques et l’amplitude égale à celle des contractions cardiaques des projectiles intra-pariétaux ou intra-cavitaires fixes.
Quelques précisions peuvent encore être obtenues, dans cet ordre d'idées, par la radiokymographie : l'étude de la silhouette du déplacement du projectile et la mesure de l'amplitude de ses battements par rapport à ceux de la paroi cardiaque permet parfois une localisation « {opographique » (non «en épaisseur ») plus précise.
ù) Les projectiles intra-cavilaires libres :
— indissociables de l'ombre cardiaque en toutes positions,
— se montrent typiquement animés de mouvements tourbillonnaires rapides.
Delorme [77] prétend même, d’après les quelques exemples qu’il a pu constater, que «les oscillations auricu- « laires seraient en tourbillon, les joscillations ventricu- « laires allongées et rapides ». En fait c’est sur les données
(1) Parfois cependant, lorsque le projectile est incrusté à la surface du cœur, il peut sortir en partie de son ombre sous une incidence donnée : cf. obs. I et fig. 12.
Mu.