‹ Corps étrangers permanents du cœur, Projectiles d'armes à feuChapitre 45 sur 54 · III. — VENTRICULE DROIT · texte numérisé non relu

III. — VENTRICULE DROIT

1° Projectiles cavitaires.

a) Libres.

O8s. 13. — Vouzelle et Barret. Eclat de grenade libre dans le ventricule droit.

Vouzelle [ 316] et [ 317]; Barret [ 9]. — Ce cas est rapporté in : Journ. de Chir., t. XIII, n° 5, nov. 1915, p. 604.

Ex. radiologique (Barret); la localisation du projectile est rendue très difficile du fait de sa mobilité extrême, incessante, «en bille de grelot ». Il n’est visible (en scopie), qu’au moment où il parvient aux deux extrémités de sa course, et seulement en position latérale. Sa trajectoire, sensiblement transversale, présente un diamètre de 4 centimètres, de part et d’autre du bord droit du sternum, un peu au-dessus du contour inférieur du cœur. Localisation pratiquement impossible par la méthode des deux radiographies sous incidences différentes ; c’est seulement par des radioscopies sous incidences multiples qu’on aboutit au diagnostic de « projectile inclus dans la masse cardio-péricardique, à proximité du contour antérieur, un peu au-dessus de sa limite inférieure,sa position moyenne répondant à peu près au bord droit du sternum ».

Os. 14. — Ponzio. Balle de shrapnell arrivée dans la cavité ventriculaire droite du cœur par voie veineuse.

Ponzio [ 244].

45 juillet : Examen au Laboratoire radiologique de l’Ospedale

Militare Principale de Torino :

Rien dans l’abdomen.

Découverte du projectile, en position légèrement oblique, dans la portion inférieure de l’ombre cardiaque, au niveau du 5° espace intercostal droit en projection du bord sternal droit ; du volume d’une noisette, arrondi, il est très mobile avec les mouvements du cœur ; il s’agit d’« oscillations très rapides, synchrones aux contractions systoliques du cœur, à caractère pendulaire, d’une amplitude d’environ 4 centimètres ». Par intermittences, toutes les 3 ou 4 oscillations, « le projectile présente des sursauts rapides de 2 ou 3 centimètres, comme soulevé par un mouvement rapide et en tourbillon, pour reprendre aussitôt son mouvement pendulaire ». En transverse, les oscillations sont moins amples, mais les mouvements tourbillonnaires plus nets. En décubitus dorso-ventral, les mouvements tourbillonnaires peuvent être décomposés en deux temps :

19 Une partie de l’oscillation s’amorce. é

2° Puis elle est brusquement interrompue, à mi-chemin environ de sa trajectoire, par une élévation rapide du projectile; ce mouvement (d’ascension) cesse dès le début de la diastole.

Mêmes résultats à plusieurs examens successifs.

La radiographie au 1/300 de seconde permet de fixer la balle aux extrémités de sa trajectoire. Une stéréo-radiographie situe le projectile dans la cavité ventriculaire droite.

b) Libres puis fixes.

Ogs. 15. — Trendelenburg. Balle successivement libre puis fixe dans la cavité du veniricule droit.

Trendelenburg [ 296 ] et [ 297 ]. — Ce cas est rapporté par Terrier et Raymond [293], p. 91; par H. Schloffer [ 268], et par Souligoux [ 281], p. 124.

Jeune homme blessé en 1901 d’une balle dans la région du cœur. 3 semaines après la blessure, l'examen radioscopique situe cette balle dans le ventricule droit ; elle est animée de «mouvements propres », (c’est-à-dire du « type tourbillonnaire »). Même aspect 6 mois plus tard. Mais, ultérieurement, ces mouvements disparaissent ; le projectile ne remue plus qu'avec le cœur (c’est-à-dire mouvements du « type pulsatile »).

Page 1