‹ Corps étrangers permanents du cœur, Projectiles d'armes à feuChapitre 46 sur 54 · RAT · texte numérisé non relu

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L'auteur pense que la balle, primitivement libre dans la cavité s’y est secondairement fixée. Le sujet va bien et Trendelenburg conclut à l’abstention opératoire.

O8s. 16. — Freund et Caspersohn. Balle de shrapnell dans le ventricule droit du cœur. Extraction opératoire. Guérison.

Freund et Caspersohn [ 120]. — Ce cas est cité par Viala [ 809] p. 103 (3€ obs.).

Ex. radioscopique (Asbeck) : le projectile n’est pas trouvé dans l’abdomen mais dans l’ombre cardiaque. Il est animé d’un mouvement perpétuel (« perpetuum mobile »), suivant tous les mouvements du cœur :

19 mouvements verticaux lors des mouvements respiratoires ;

2° mais on ne peut affirmer que la balle soit animée d’un mouvement propre.

Profondeur — 7 centimètres de la paroi antérieure du thorax.

Diagnostic : « balle de shrapnell dans le ventricule droit. partie dans la paroi, partie dans la cavité ».

O8s. 17. — Debeyre et Lorgnier. Migration tardive d’une balle de

fusil, de la veine cave inférieure au ventricule droit. Section du pédicule rénal.

Debeyre et Lorgnier [ 66]. — Ce cas est rapporté par Dumont in : Journ. de Chir., t. XIV, n° 4, 1918, p. 414.

15 novembre (5 semaines après la blessure) : un examen radiographique (Lorgnier), découvre un « projectile, d'environ 30 X 10 millimètres, situé à la hauteur des vertèbres lombaires I et IT, localisé à 9 centimètres de la paroi antérieure ».

On décide d’extraire le corps étranger, mais auparavant (23 novembre : 6 semaines après la blessure), on pratique une nouvelle radiographie, qui « ne trouve plus la balle au point antérieurement indiqué, mais dans la région cardiaque». Le projectile «paraissant intra-cardiaque, sus-diaphragmatique (est) animé de mouvements synchrones aux battements du pouls. Les mouvements correspondent bien aux mouvements ventriculaires. Si on examine en

détail ce mouvement, on constate qu’il se compose d’un soulèvement, d’une translation de droite à gauche et d’un retour rapide vers la ligne médiane. Dans un examen oblique on observe une forme recourbée en crochet d’une extrémité du projectile. I semble que, dans le mouvement de propulsion de l’organe, il soit retenu, accroché dans un filet traversé par un violent jet de liquide. On peut le localiser dans la pointe du ventricule droit car, dans l'examen antérieur, il rappelle les dimensions presque normales d’une balle et déborde légèrement à gauche l’ombre du sternum au-dessus de l'ombre du diaphragme. Dans l'examen postérieur, l’image radioscopique est presque doublée. En O. P. D.,il paraît situé dans le cœur droit. En O. A. D. eten O. P. G.,le projectile occupe la région de la pointe du cœur. En vue latérale, il paraît à 3 centimètres de la partie postérieure du sternum,; or, dans cette position, le ventricule droit est presque en contact avec le sternum ».

Ogs. 18.— Menuet. Observation radiologique d’un projectile dans le ventricule droit, arrivé par la veine cave inférieure.

Menuet [ 216]. — Ce cas est rapporté in: The Lancet, London, 23 mars 1918, p. 445, et in : Journ. de Radiol. et d’Electrol., 1918, p. 323. — Analysé in : Journ. de Chir., t. XIV, n° 4, 1918, p. 413.

Une radioscopie ne trouve aucune trace du projectile dans le foie ni dans le reste de l'abdomen. Diminution d'amplitude des mouvements de l’hémi-diaphragme droit. Poumons normaux. Cœur d'apparence normale, maïs, en diaphragmant, on découvre «au niveau de la pointe, bien visible surtout au moment des inspirations forcées, une tache plus opaque. Son volume paraît être celui d’un shrapnell légèrement aplati. Il se projette à 3 travers de doigts en dedans de la ligne mamelonnaire gauche et à 2 doigts au-dessous d’un plan transversal passant par le mamelon, un peu à droite de l'extrême pointe du cœur. Ce projectile suit exactement toutes les impulsions cardiaques et présente une sorte de mouvement en vrille. Il ne paraît pas participer aux mouvements respiratoires. Trois repérages rapides successifs m'ont donné une moyenne de 40 millimètres de profondeur ».— Diagnostic : « pros

jectile intra-cardiaque » (malgré l’absence d’hémothorax et d’hémopéricarde).

O8s. 19. — Binet et Péron. Migration d’un éclat d’obus de la cuisse à l’oreilleite puis au ventricule droits.

Binet et Péron [22]. — Cette observation est rapportée par Damond { 63].

Neuf ans après la blessure : une radioscopie (Gibson), découvre dans le médiastin «une ombre accentuée, immobile, de la grosseur d’un haricot », qu’un examen plus approfondi permet bientôt de localiser dans le cœur droit.

O8s. 20. — Magniel. Anévrysme artério-veineux de la sous-clavière droite et projectile intra-cardiaque.

Magniel [ 210].

Ex. radiologique (Charpy, puis Barreau): l’anévrysme ne fournit aucune donnée, mais on découvre un projectile jusque-là ignoré, se projetant au niveau du ventricule droit, rectangulaire (1 cm. de côté environ), animé de mouvements tourbillonnaires rapides qui, à deux examens ultérieurs (Magniel), se changèrent en mouvements pendulaires réguliers et assez lents.

Ogs. 21. — Singlitico. Projectile retenu depuis 18 ans dans la cavité du ventricule droit, où il arriva par voie embolique de la veine iiaque commune droite.

Singlitico [277]. — Cette observation est analysée par Olivier in : Journ. de Chir., t. XLVIII, n° 1, juil. 1936, p. 90.

Un examen radiologique, pratiqué ultérieurement pour d’autres raisons, découvre par hasard la balle dans la cavité ventriculaire droite, où elle est «semi-libre » : il n’existe en effet aucun mouvevement tourbillonnaire, mais des mouvements pulsatiles dans le sens vertical ; le projectile semble donc en voie de fixation à la

paroi.

c) Fixes.

Ons. 22. — Beaussenat (1er cas). Plaie du cœur par éclat de grenade ; projectile libre dans la cavité ventriculaire droite ; extraction du projectile. Guérison.

Beaussenat [12]. — Ce cas est rapporté in : Journ. de Clur., t. XIII, n° 6, déc. 1915, p. 726-727.

Radioscopie (Jaugeas) : « petit fragment de projectile animé de mouvements réguliers et de faible amplitude, synchrones aux battements du cœur, non influencés par la suspension des mouvements respiratoires, paraissant manifestement intra-péricardique ».

O8s. 23. — Birkbeck, Lorimer et Gray. Extraction d’une balle de fusil de la cavité du ventricule droit du cœur, sous anesthésie locale.

Birkbeck, Lorimer et Gray [23].

21 juillet : radioscopie (S. F. Mc Donald) : découverte du projectie à la partie inférieure droite de l'ombre cardiaque ; il est « mobile avec le cœur » et semble latéral par rapport à lui: on pense à un corps étranger libre dans le péricarde, mais, en retournant le sujet, on acquière la certitude qu'il est intra-cardiaque. — Conclusion : projectile « soit intra-pariétal, soit juxta-pariétal ventriculaire droit ». — Toute radiographie est impossible du fait de sa mobilité.

O8s. 24. — Beaussenat (2° cas). Plaie du cœur par balle de shrapnell ; projectile intra-ventriculaire droit; cardiotomie et extraction du projectile. Guérison.

Beaussenat [ 13 ]. — Ce cas est rapporté par Infroit[ 151 ], p. 306.

Trois examens radioscopiques sont pratiqués au Val-de-Grâce, qui révèlent la « présence d’une balle de shrapnell dans la région précordiale, animée de mouvements synchrones aux battements du cœur, et peut-être intra-péricardique ».

Os. 25. — Dujarrier (28 cas). Projectile 1ntra-cardiaque. Ablation. Guérison.

Dujarrier [ 87]. — Ce cas est résumé in : La Presse méd., 5 juil. 1917, p. 382.

Il s’agit d’un éclat d’obus de 2 centimètres sur 7 millimètres qui, à la radioscopie, se montre « sus-diaphragmatique, animé de mouvements synchrones aux battements cardiaques, se projetant sur la paroi interne du 5€ espace intercostal gauche ».

O8s. 26. — Paul Delbet. Eclat de grenade fixé dans la cavité du ventricule droit. Extraction. Guérison.

Delbet [ 70] et [71], p. 525-534.

Ex. radioscopique le 4 mai (Stroegnel) : découverte d’un «éclat d’obus de 3 centimètres carrés de surface apparente, se projetant un peu à droite de la ligne médiane, dans l’ombre cardiaque », qu’on localise à 6 centimètres de profondeur. Conclusion : « projectile intra-cardiaque ».

Nouvel examen radiologique le 18 mai (M! Brun) : le projectile est situé à 6 cm. 1/2 de profondeur, à hauteur du 6 cartilage costal, à 1/2 centimètre à droite de la ligne médiane. Il «se déplace avec le cœur ; la stéréoscopie le montre nettement dans le cœur droit ».

d) Transcardiaques droits.

Ogs. 27. — Maffi. Eclat d’obus parvenu de la veine cave inférieure à l’artère pulmonaire.

Maffi [208]. — Ce cas est rapporté par Charpy in: Journ. de Radiol. et d’Electrol., t. III, 1918-1919, p. 174-175.

Un 1er examen radiologique, au poste d'extrême avant, demeure sans résultat. — Un 2° examen, pratiqué ultérieurement, révèle une fracture de la 10€ côte et découvre fortuitement, dans la masse cardiaque, une ombre mobile, animée d’un mouvement tourbillonnaire, au niveau du ventricule droit.

Mort 4 jours plus tard: une radiographie est pratiquée postmortem, qui montre une nouvelle migration du projectile dans le poumon, où il s’est coincé à la bifurcation de l'artère pulmo-

naire, comme le prouve l’autopsie.

Ogs. 28. — Saint-Avid et Léonard. Migration d’un projectile de guerre de la cuisse au poumon.

Saint-Avid et Léonard [ 266].

S... P..., blessé le 12 avril 1917 d’un éclat d’obus à la partie. supérieure de la face interne de la cuisse gauche.

13 avril : deux radioscopies de la région fessière restent négatives — Intervention locale (débridement, nettoyage), au cours de laquelle on ne trouve pas l'éclat.

Octobre 1923 : un examen radiologique révèle, outre l’intégrité des poumons, la présence de l’éclat d’obus dans le hile pulmonaire droit ; de la grosseur d’un pois, à bords nets, il apparaît dans le 9 espace intercostal droit, à 1 centimètre de l’ombre cardiaque. Sa situation est confirmée par la radiographie.

20 Projectiles pariétaux.

a) Paroi antérieure.

O8s. 29. — Gilberti. Balle de shrapnell implantée dans la paroi antérieure du ventricule droit.

Gilberti. [ 129 ].

… À ce moment, petite plaie arrondie et déjà presque complète-

ment cicatrisée, au niveau de l'articulation sterno-claviculaire droite ; pas d’orifice de sortie, ce qui motive un examen radiologique qui précise : « Présence d’une balle de shrapnell dans le myocarde, implantée dans l'épaisseur de la paroi antéro-inférieure du ventricule droit. »

Mise en observation durant 2 mois environ : bonne tolérance, le blessé n’accuse aucun trouble fonctionnel et peut se livrer à de petits travaux.

Des examens radiologiques successifs ont toujours montré les

mêmes signes, permettant de localiser la balle dans la paroi antéroinférieure du ventricule droit :

— mouvements du projectile indépendants des mouvements respiratoires, persistant même en apnée ;

— pas de mouvements tourbillonnaires (donc siège extracavitaire) ;

— mouvements observés synchrones à ceux du cœur, « comme si la balle faisait corps avec le muscle cardiaque » ;

— l’ombre du projectile reste incluse dans celle du cœur sous toutes incidences, donc siège extra-péricardique et bien intracardiaque.

Os. 30. — Dujarrier (1e7 cas). Balle dans la paroi antérieure du ventricule droit. Ablation. Guérison.

Dujarrier [ 86].

E%. radioscopique (Détré) : balle située dans l'ombre cardiaque, sur la ligne médiane, animée de mouvements transversaux synchrones à ceux du cœur. Aire cardiaque élargie.

Os. 31. — Moreau. Balle de revolver incluse dans la paroi antérieure du ventricule droit.

Moreau [220].

Radioscopie : la balle est trouvée à la partie inférieure du cœur, au-dessous de la coupole diaphragmatique gauche en expiration, au-dessus d’elle en inspiration, à 3 travers de doigts en dedans de la pointe. Elle est animée de deux sortes de mouvements :

19 mouvements « verticaux, en rapport avec le déplacement du cœur pendant la respiration » ;

29 mouvements «de latéralité en rapport avec l’ampliation dias-

tolique du viscère ».

Ceux-ci suivent un axe légèrement oblique en haut et à gauche, à peu près perpendiculaire au bord ventriculaire, et sont absolument synchrones aux battements de ce bord.

« Ces deux sortes de déplacements ont une amplitude égale à celle des déplacements cardiaques, ce qui indique que le projectile

est bien dans le myocarde et non dans le péricarde.» En toutes positions l’ombre de la balle reste incluse dans celle du cœur. En O.A.D., elle bat nettement avec le ventricule droit. — Conclusion: «balle de revolver incluse dans la paroi antérieure du ventricule droit »,

b) Paroi postérieure.

Os. 32. — Le Fort (2e cas). Balle allemande dans la partie postérieure du ventricule droit. Symphyse cardiaque. Extraction du projectile par voie trans-pleurale large (volet costal amélioré). Guérison.

Le Fort [184], p. 646-647 et [187], p. 377-380. — Ce cas est rapporté par Demars [ 78] (122 obs. en partie inédite).

Ex. radiologique : « Balle qui, dans toutes les positions, se projette sur l’ombre cardiaque ; pourtant, en position exactement transversale, elle paraît appliquée à la face postérieure du cœur. Pendant la moitié du temps respiratoire, et en projection antéropostérieure, elle disparaît complètement derrière le diaphragme dont elle suit incomplètement les mouvements ; elle est orientée pointe en haut, culot en bas. Dans l'inspiration profonde, on arrive à apercevoir la base de la balle qui dépasse le muscle de 1 centimètre. Elle est agitée dans sa totalité d’un mouvement de grande amplitude, isochrone au pouls. L’examen fait avec le tube de Faucher opaque, la montre nettement en avant de l’œsophage (à 20 mm. environ) ». En projection antéro-postérieure, elle se confond avec le tube. Profondeur = 8 à 9 centimètres.

O8s. 33. — Duvergey (2° cas). Extraction avec succès d’une balle intra-cardiaque située dans l'épaisseur de la paroi postérieure du ventricule droit.

Duvergey [94], p. 216-220 (obs. IX), [ 95], [98]. — Ce cas est analysé par Dumont in : Journ. de Chir., t. XVI, 1920, p. 320- 321 (cas 2).

Radioscopie (Dufour): «Balle de fusil située tout à fait à la partie postérieure de l’ombre cardiaque », animée de :

19 mouvements d’élévation et d’abaissement synchrones à ceux du diaphragme ;

2° mouvements systoliques («mouvements de tangage »), très nets en apnée et qui, en ©. P. D., en O. P. G. et en transverse, décrivent un mouvement ondulatoire, la pointe (de la balle) s’abaissant quand la base s'élève et inversement, «comme si le projectile enregistrait la contraction musculaire ».

Profondeur — 80 millimètres.

Diagnostic : «Balle située dans l’épaisseur de la paroi du ventricule droit, dans la région où cette dernière repose sur le diaphragme. »

O8s. 34. — Duvergey (3° cas). Extraction avec succès d’un éclat d’obus intra-cardiaque de la paroi postérieure du ventricule droit.

Duvergey [94], p. 222 [97], [98]. — Ce cas est analysé par Dumont in : Journ. de Chir., t. XVI, 1920, p. 321 (cas 3).

Radioscopie (Dufour): augmentation du volume du ventricule

- gauche et surtout du cœur droit, rappelant l’aspect du cœur dans - l'insuffisance mitrale. « Petit éclat d’obus de la grosseur d’un petit

haricot, situé probablement dans l’épaisseur de la paroi inférieure du ventricule droit, à peu près à égale distance de la pointe du cœur et du sillon auriculo-ventriculaire. » Il est animé de «mouvements complexes d’ondulation et de projection analogues à ceux qui ont été précédemment décrits dans nos publications» (cf. obs. 33 et 56).

c) Bord droit.

Os. 35. — Chauvel et Loiseleur. Plaie du cœur par balle. Projectile enkysté dans le bord droit du cœur. Extraction sous rayons. Guérison.

Chauvel et Loiseleur [ 42] et [43].

Une première radioscopie montre un projectile intra-pulmonaire,

mais un deuxième examen (Loiseleur), précise qu’il s’agit d’une « balle de fusil se projetant dans le 5€ espace intercostal gauche

parallèlement à cet espace, la pointe de la balle dirigée vers le sternum qu’elle affleure, repérée à 6 cm. 5 de profondeur et enkystée dans le bord droit du cœur ».

O8s. 36. — Hartmann. Balle de mitrailleuse dans la paroi du cœur.

Hartmann | 143 ].

Ex. radiologique : projectile au contact de la coupole diaphragmatique, à grand axe horizontal, à droite de la pointe du cœur et suivant tous ses mouvements. |

O8s. 37. — Rouvillois. Plaie ancienne du cœur par balle de fusil incluse dans la paroi du ventricule droit. Extraction du projectile par thoraco-laparotomie médiane. Guérison. Présentation du malade.

Rouvillois [ 264].

Examen radiologique (plus de 4 ans après la blessure): découverte d’une «balle se projetant sur le bord gauche de la colonne « vertébrale, immédiatement au-dessus du diaphragme. Cette « balle, repérée à 5 centimètres de profondeur environ de la paroi « antérieure du thorax, est animée d’un mouvement pendulaire, « de droite à gauche, synchrone aux mouvements du cœur, mais « ne participe pas à l'expansion ventriculaire ». — En transverse, « le projectile affleure le bord inférieur du cœur et lorsqu'on fait « pencher le blessé en avant, la pointe de la balle sort légèrement « de l'ombre cardiaque et pique en bas, comme entraînée par la « pesanteur ». — Conclusion: projectile « dans le voisinage immé- « diat du cœur et vraisemblablement dans le péricarde ».

Ogs. 38. — Ferrabouc et Trial. Corps étranger du myocarde (paroi PaDS;:

Ferrabouc et Trial [ 108]. — Ce cas est rapporté par Lecène et Leriche [ 173] et [174] p. 254.

Ex. radiologique (Trial) : aspect du « cœur d’obèse ». Corps étranger métallique « visible en projection de l’ombre du ventricule droit, à 1 travers de doigt à gauche de la 102 vertèbre dorsale. Il répond également, en respiration tranquille, à la partie supéro-interne de l’ombre de l’hémi-diaphragme gauche, mais il se dégage de celle-ci en inspiration forcée, en s’abaissant légèrement avec l’ensemble de l'ombre du cœur ». Il est animé de « pulsations à direction sensiblement verticale, d’une amplitude dépassant le demi-centimètre et synchrones aux pulsations radiales ». Il est situé dans un plan frontal, indissociable de l’ombre cardiaque en toutes positions, et présente les mêmes rapports avec le cœur, quelle que soit la position de la malade. — Conclusion : projectile dans la paroi du ventricule droit, à sa partie inférieure.

d) Siège non précisé.

Os. 39. — Podrez. Balle de revolver dans le ventricule droit ; tentative d'extraction ; guérison apparente.

Podrez [ 240 ] p. 653-659. — Ce cas est rapporté par Guibalf 136] p. 628-629.

Radioscopie (Obolensky) : à l'éclairage postérieur, le corps étranger, long de 1 centimètre, se projette au bord supérieur de la 5e côte, à 2 cm. 1/2 du bord gauche du sternum et à 2 centimètres du mamelon gauche. Il correspond « à peu près au milieu de la moitié inférieure du ventricule droit ». A l’éclairage antérieur, l’ombre de la balle est très agrandie et de contours plus diffus. — Conclusion : le corps étranger « est situé plus près de la paroi antérieure de la poitrine que de la paroi postérieure ». — Il présente des mouvements synchrones aux contractions rythmiques du cœur. L'auteur estime que la balle n’est sûrement pas dans la paroi antérieure du ventricule droit « car, ni la palpation directe du cœur, ni l'exploration, avec une aiguille, du trajet de la blessure, ne l’ont décelée. — Donc, ou elle se trouve dans la paroi postérieure du ventricule droit, après avoir traversé sa cavité, ou elle se trouve dans la cavité même du ventricule, où elle ne fut pas rencontrée par l’aiguille ».

O8s. 40. — Finzi. Balle dans la paroi du ventricule droit. Finzi [ 110 |.

Un 17 examen radiologique demeure négatif ; un 2°, quelques semaines plus tard, découvre la balle dans la région du cœur, battant synchroniquement avec lui.

5 semaines après la blessure :

Un cliché au 1/10 de seconde, avec écran renforçateur; ne donne pas un résultat absolument satisfaisant, le projectile ayant eu le temps de se déplacer pendant la pose : il est en effet animé de mouvements très rapides et amples ; l’ensemble du mouvement se déroule en 1/4 de seconde sur une étendue de 3/4 de pouce ; en outre il existe un hémopéricarde important. — En transverse, l’amplitude du mouvement est de 2 pouces.

26 mars 1915 (4 mois 1/2 après la blessure) :

Un nouvel examen radiologique, facilité par la résorption de lépanchement péricardique, montre la balle « soit incluse dans la paroi du ventricule droit, soit à son contact ». Elle bat synchroniquement avec le cœur. — Une pose d’1/10 de seconde, pendant la systole, donne une image floue ; une pose correspondante, pendant la diastole, est plus nette (projection postéro-antérieure). — Un cliché en transverse montre Ja balle sous sa plus grande dimension : elle est très déformée.

Ogs. 41. — Swearingen. Un cas de balle dans le cœur, avec guérison.

Swearingen [ 223]. — Ce cas fut présenté à l'American Rœntgen-Ray Society en 1921.

Une radioscopie montre : en frontale, un corps étranger à l’intérieur de l’ombre cardiaque, environ à mi-distance entre les deux bords du cœur et à environ 2 centimètres au-dessous du plus grand diamètre du cœur. Il est animé d’un « mouvement oblique avec chaque battement du cœur ». — En toutes positions, l'ombre du projectile reste à l’intérieur de celle du cœur. — En transverse, la balle est située environ à « 1 centimètre en avant de l’axe médian du cœur ».

Des radiographies son: prises dans ces diverses positions à l’aide d'écrans renforçateurs.

Septembre 1919 (7 mois après la blessure), les signes radiologiques n’ont pas varié.

Ogs. 42. — Steckbaüer. Un cas de balle dans le cœur. Steckbaüer [ 284].

L'examen radioscopique montre de nombreux petits fragments de plomb dans la fosse iliaque, et la balle « sur la ligne médiane, « au niveau de la 10€ vertèbre thoracique, battant synchronique- « ment avec le cœur ». Donc : balle soit dans le muscle cardiaque, soit logée entre le cœur et le diaphragme.

9 mois plus tard : examen radiologique (Lex Mc Cutcheon) : présence d’un « corps opaque, probablement une balle de fusil de « calibre 0,22, à 1 pouce à gauche de la ligne médiane, et battant « synchroniquement avec le cœur ». Le projectile est localisé « au- « dessus du diaphragme dans le muscle cardiaque » (probablement le ventricule droit, d’après les clichés produits par l’auteur. — Note personnelle).

Ogs. 43. — Héger. Plaie du cœur par balle de revolver. Tolérance du myocarde.

Héger [ 144].

Une radioscopie montre la «balle suivant les mouvements de translation du cœur, et fixée dans le muscle cardiaque ».

3° Projectiles pariéto-cavitaires.

Os. 44. — Glaser et Kaestle. Projectile d'infanterie français dans le cœur d’un blessé de guerre.

Glaser et Kaestle [ 130].

Ex. radiologique sous incidences et positions diverses : en frontale, on découvre un projectile intra-cardiaque, à la partie droite de l’ombre cardiaque : la pointe de la balle est orientée vers le haut. Ce corps étranger est animé de mouvements synchrones à ceux du bord droit du cœur, plus marqués au niveau de la base du

projectile. Sous toutes incidences l'ombre de la balle reste dans celle du cœur. Pas de mouvements tourbillonnaires. — Conclusion : projectile dans la partie droite de l'ombre cardiaque, « sa grande partie étant dans la paroi du ventricule droit, avec laquelle il bat synchroniquement ».

Os. 45. — Bichat. Eclat d’obus du ventricule droit. Extraction. Bichat [ 20].

Radioscopie (Réchou) : corps étranger dans la partie gauche du thorax, à la limite externe et inférieure de l'ombre du péricarde et du cœur. Il suit les mouvements du cœur et de la respiration. Profondeur : 36 millimètres. Des examens ultérieurs le localisent dans le péricarde.

O8s. 46. — Fredet. Extraction d’un fragment d’obus logé dans la paroi antérieure du ventricule droit. Guérison.

Fredet [ 117] et [ 1181.

Ex. radiologique (Engel): présence 10 d’un éclat insignifiant inc,us dans le poumon gauche et 20 d’un éclat gros comme un pois, suivant tous les mouvements transversaux du cœur, logé dans la paroi antérieure du ventricule droit, à 2 travers de doigts de la pointe.

Localisation (Digne) : « Eclat du volume d’un pois, nettement pulsatile, à la base de l’hémithorax gauche, légèrement à gauche de la ligne médiane, intra-cardiaque, situé dans le ventricule droit, et vraisemblablement accolé à sa paroi antérieure plus près du contour inférieur que du diamètre longitudinal de l’image cardiaque. »

O8s. 47. — Barbier et Goujon. Extraction d’un projectile situé dans la paroi du cœur, par thoraco-laparotomie médiane.

Barbier et Goujon [6].

Ex. radiologique : ombre cardiaque: globalement augmentée. Le projectile présente :

PASVE RES

1° des oscillations verticales dépendant des mouvements respiratoires ;

2° des oscillations transversales dépendant du cœur.

Profondeur : 55 millimètres, dans le 52 espace intercostal, à 10 millimètres du bord gauche du sternum.

Diagnostic : « Projectile intra-cardiaque fixe ou pariéto-cardiaque. »

O8s. 48. — Sussini. Balle de revolver incluse dans l'épaisseur du

bord droit du cœur. Extraction. Guérison.

Sussini [| 287 ].

L'examen radiologique montre :

19 une « balle dans la région du cœur », sans qu'aucune autre précision puisse être obtenue; 20 un hémopéricarde évident ; 30 un hémothorax droit abondant.

17 septembre 2e radioscopie (Orfila) : diminution de l’hémothorax. La balle est animée de mouvements synchrones à la respiration et aux battements du cœur. En frontale, elle se projette sur la paroi antérieure du thorax à l’union du 1/3 interne et des 2/3 ex-

ternes d’une ligne unissant la base de la xiphoïde au mamelon

gauche. En transverse, elle apparait plus près de la paroi antérieure. En déplaçant le sujet devant l’ampoule, on trouve une position où l'ombre de la balle se dégage momentanément de celle du cœur. — Conclusion : balle incluse dans le péricarde, au voisinage de son insertion diaphragmatique, en contact avec la portion horizontale du bord droit du cœur.

22 septembre, 3€ radioscopie (Eduardo Lanari) : mêmes constatations.

Des radiographies sont prises à l’Instituto de Fisioterapia de la Facultad de Buenos-Aires.

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