‹ Corps Libres du PéritoineChapitre 5 sur 47 · TO · texte numérisé non relu

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dans la cavité abdominale. Il n’est pas rare de trouver simultanément dans le péritoine des corps libres et d'autres reliés encore à l’épiploon par un fin pédicule. Exceptionnellement,on a pu en observer dans le tissu sous-péritonéal, au fond d’un diverticule séreux. Enfin, on en a rencontré dans des sacs herniaires, où ils s'étaient introduits aceidèntellement. Nous insistons sur ce fait, que, dans la majorité des cas, la séreuse péritonéale était absolument intacte, sans aucune trace d’inflammation ou de néoplasie. Il ne s’agit donc pas de débris ou produits inflammatoires ou néoplasiques.

Nombre. — Les corps libres sont généralement uniques. Cependant ils peuvent être multiples : on en a observé jusqu’à douze chez le même individu. Dans quelques cas, des corps analogues ont été rencontrés dans une ou plusieurs autres séreuses du même sujet.

Volume.— Leur volume varie de la grosseur d'un pois à celle d’une bille de billard. Le plus souvent il ne dépasse pas le volume d’une noisette.

Poids. — Leur poids varie naturellement en raison de leur volume et de la nature de leur noyau. Il dépasse parfois 5o grammes. |

Forme. -- Les corps libres sont habituellement de forme ovoïde ou sphérique. Ils peuvent être aplatis, à angles arrondis.

Couleur ; aspect. — Ils sont généralement blancs

ou grisätres, Quelques-uns se sont montrés teintés en brun.

Fi. 1. — Corps libre à petit noyau central graisseux (Hocue).

Fic. 2. Corps libre à gros noyau central

TMANN).

Fig. 3. — Concrétion calcaire para-cœcale (BeRGÉ et Gu

mn. | uit ste:

Leur surface est lisse. polie, brillante, luisante, avec parfois, cependant, quelques petites aspérités. On y remarque souvent la trace apparente d’un

pédicule, qui les reliait à la séreuse.

Consistance. — Ils sont tantôt de consistance fibro-cartilaginense, élastique, tantôt de consistance dure, pierreuse.

Structure macroscopique. — À |: coupe, ils se montrent toujours formés de deux parties distinctes : une écorce, Un noyau.

Le noyau est de dimensions variables, généralement petit. Il est jaunâtre et graisseux ou calcifié, crétacé.

L’enveloppe est formée de lames concentriques d'apparence fibro-cartilagineuse, emboîlées les unes

- dans les autres et assez fortement soudées. Elle peut

présenter vers sa péripherie un commencement de calcification. :

Structure histologique. — a) Voyau. — A l'examen microscopique, le noyau s’est montré dans certains cas uniquement composé de tissu graisseux, avec des lobules adipeux typiques. enserrés dans un riche réseau vasculaire. Mais, si les contours cellulaires subsistaient encore, les noyaux ne prenaient plus la matière colorante, ce qui témoignait de la désagrégation commençante du tissu. Parfois, cette dégénérescence est encore plus accusée; les vaisseaux ont disparu, la graisse s'est transformée en se séparant de la cholestérine, et, dans un troisième stade

enfin, iln’y a plus ni trace de vaisseaux, ni contours

cellulaires, mais une véritable bouillie graisseuse. En suspension dans ce magma,on peut apercevoir des dépôts calcaires particulièrement abondants vers la: périphérie. Parfois, les couches externes sont complètement crétifiées et, dans quelques cas enfin, le noyau tout entier a subi cette transformation calcaire : il n’y a plus trace de tissu ‘graisseux.

b) Enveloppe. — Comme il apparaît déjà sur la coupe macroscopique, la coque enveloppante des corps libres se montre ordinairement formée de lamelles concentriques imbriquées.

Ces lamelles ont la structure du tissu fibreux. C’est parfois, dans toute l’épaisseur de la capsule, du tissu fibreux pur, avec des fibrilles allongées, à prolongements anastomotiques, formant un réseau dont,les mailles sont remplies de cellules fusiformes nucléées. Souvent, dans les couches les plus profondes, et parfois dans toute l’épaisseur de l'enveloppe, cellules conjonctives et noyaux ont complètement disparu; il ne reste plus qu’un réseau fibrillaire au milieu duquel on peut apercevoir quelques fines granulations graisseuses. Dans quelques cas, on rencontre à la périphérie, des couches complètement calcifiées, et ceci montrebien que, si dansle noyaucomme dans l'écorce la dégénérescence simple et la dégénérescence graisseuse se fonten progressant du centre vers la périphérie, la calcification s’opère suivant une marche inverse, en allant des couches les plus superficielles aux couches les plus profondes.

Il est à remarquer que jamais l’on n’a observé

: d'endothélium àla surface if corps libres et qu'il n'y a jamais d'éléments vasculaires dans ARRET de Pécorce. Les leucocytes qu’on s’attendrait à troufrs ver, au moins dans les couches les plus superficielles, D. TH Y font totalement défaut. Cornil estime qu ’ils sont Do incapables de traverser un à tissu fibreux aussi dense.

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