SYMPTOMES
La symptomatologie des corps libres du péritoine est ordinairement fort réduite. |
Productions aseptiques, dans une cavité normalement aseptique, ils ne pourront être qu’accidentellement le point de départ d’une infection. On a vu cependant que dans l'observation de Riedel (obs. XLIII)un microbe contenu dans l'épaisseur
‘d’un corps libre a pu, dans certaines circonstances, prendre une virulence telle, qu’il semble avoir été la seule cause d’une péritonite mortelle.
Très mobiles dans la cavité, ils ne risquent pas, à cause de leur surface polie, de provoquer des déchirures à la surface de la séreuse. Les seuls accidents mécaniques dont ils soient capables sont des accidents de compression ; et encore faut-il qu'ils aient un volume suffisant ou qu’une calcification partielle outotate vienne augmenter leur poids. M. Riedel attribue à la compression de la veine porte les phénomènes ictériques qu'il a rapportés (obs. XL et XLID) et c'est aussi les corps libres qu’il incrimine
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dans le production du syndrome appendiculaire de l'observation XLI. Nous avons vu, d'autre part (obs. XXXIV), qu'un corps calcaire en s’enclavant sous le promontoire a pu provoquer locclusion de . l'intestin et faire croire à la présence d’un cancer ou d’un calcul. |
Pour occasionner de tels Dhénomenés, il n’est d’ailleurs pas nécessaire que le corps libre soit complètement séparé de l’épiploon. On conçoit qu’un pédicule plus ou moins long puisse en s’enroulant autour de l'intestin devenir par lui-même une cause d’étranglement. Robinson cite deux observations de Riedel, où celui-ci a trouvé comme facteur d’ileus un pédicule épiploïque soutenant un corps étranger. Le même auteur cite la relation d’une néphrectomie, par George Emerson Brewer où l'oblitération de l’uretère était dué à l’adhérence d’un appendice ai ploïque calcifié. PA
I'est à croire aussi que le simple tiraillement exercé par le corps sur son pédicule, ou que la torsion de celui-ci peuvent amener des phénomènes douloureux passagers. Et il ne faut peut-être pas chercher ailleurs l’origine de bien des douleurs fugaces, dont on ne se préoccupe souvent pas de rechercher la cause. si
L'observation de Bergé et Gutmann monire, ainsi qu'il était possible de le prévoir a priori, étant donné la structure des corps libres, que ces corps peuvent se révélernettement par la radioscopie et la radiographie de l'abdomen. Proust et Infroit avaient
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déjà montré que les concrétions adhérentes para-
intestinales donnaient une ombre nette sur l'écran. - [ly a donc une symptomatologie physique, radiolo-
gique, de ces corps, qui permettra désormais de les
rechercher et dans beaucoup de cas sans doute de les mettre facilement en évidence.
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