Expression fréquente dans le Qorân; cf. îx, 82, elpassim
3. Cf. E. Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale, t. II, p. 426.
4. Cf. Berbrugger, Époques militaires de la Gra?ide Kabilie, p. 53 et sq.
« Je ne suis pas le fils d'un prince (1). » L'expression j-î-*^ j^J\ doit donc être considérée comme une flatteuse hyperbole; quant à celle de o*U=-N, elle peut convenir aussi bien à un reïs qu'à, un prince, les pirates turcs et barbaresques ayant sans cesse présenté leurs déprédations comme des œuvres pies et les ayant toujours décorées du nom de « guerre sainte » (->'.$»-)• D'autre part, le surnom d'Aboù Yoùsef (père de Yoùsef) donné à Ya'qoûb, père des Barberousse, pourrait faire croire que le chef de cette famille de corsaires avait cinq entants. On sait que Aroùj et Keyr Ed-Din avaient deux frères : l'un, Elias, trouva la mort sur les rivages de File de Rhodes, dans une expédition de course à laquelle Aroûj l'avait associé; l'autre, Ishàq, joua un rôle important dans les luttes que ses deux puînés soutinrent en Berbérie. Mais l'histoire n'a conservé nul souvenir d'un cinquième frère du nom de Yoûsef. Le surnom d'Aboù Yoùsef est donc amené ici par le nom de Ya'qoùb, en souvenir de la parenté qui rattachait l'un à l'autre les patriarches Joseph et Jacob.
Le verbe 4iJL (5e ligne) doit évidemment être lu à la 2e forme.
Le jdu substantif t/j1--^ :0e ligne) porte un kesra au lieu d'un fatha;
Enfin le (j et le i de 4.LjuJ sont privés, le premier de son hamza,
le second de ses points diacritiques. Le mot j^c* qui fait partie de la date n'est pas conservé en entier : le ^ et la portion inférieure du p ont été enlevés, comme à l'emporte-pièce, par un biscaïen (2) qui a creusé dans le marbre un godet figurant une calotte sphérique très régulière. Malgré cette détérioration, la lecture ne saurait être douteuse, car, comme le remarque judicieusement Devoulx, le mot 0'-rc-tf es'-» parmi les noms des dizaines, le seul qui contienne un j avant la terminaison.
La première décade du mois de joumàdà Uoûlâ de l'année 926 correspond à la période comprise entre le 19 et le 28 avril 1520.
i. Cf. Berbrugger, ibid., p. 56.
2. La mosquée Keyr-Ed-Din était toute voisine du palais de la Jeniaa, et l'on sait que ce monument reçut une bombe lors de l'attaque d'Alger par la flotte espagnole en août 1783 (cf. Charles Féraud, Les trois attaques des Espagnols contre Alger au xvme siècle; Revue africaine, année 1876, p. 307); il est possible que la dégradation dont il s'agit date de la même époque.
Mosquée dite Jàmci Safîr, à Alger.
Inscription arabe placée à l'extérieur, au dessus de l'entrée du monument.
Ecriture médiocre du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0n\04.
Table de marbre mesurant 0m, 60 de hauteur sur lm,10 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur huit lignes.
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<j^jl" fie JC J»jL)l f Ul J* J^l ^>- J ^-^ ^9 oj JC-I j£j
Traduction. — Ai/ nom rfe Z)^w, /<? Clément, le Miséricordieux! Que Dieu répande ses (/races sur notre seigneur Mohammed, sur sa famille et sur ses compagnons, et qu'il leur accorde le salut ! Louange à Dieu qui a élevé le ciel et étendu la terre, qui a donné à certains de ses emplacements
la prééminence sur les autres et a institué cou une les meilleurs (rentre eux ceux dans lesquels on s'acquitte du surérogatoire et de V obligatoire l Que la grâce et la paix soient sur Mohammed l'intercesseur au jour du jugement dernier, et que Dieu luiaccordele salut! Ensuite, ceci est une mosquée imposante et un noble lieu, dont la construction a été foulée sur la piété, dont les pu mis et les piliers ont été disposés sur lu félicité et la protection divine. Son édification a été ordonnée pur l'humble devant son Moitié, l'esclave de notre maître le sultan auguste, honoré, célèbre, qui fait la guerre sainte dans la voie du Maître des mondes, notre maître Keyr Ed- Din {que Dieu le fortifie et l'assiste!), et c'est l'adorateur de Dieu [gloire à Lui!), Su fur [que Dieu lui pardonne ses péchés!); elle a été commencée dans le mois de rejeb l'unique, de l'année qui a précédé celle de sa date, et a été achevée le deux du mois de rebi 'lawwel de l'an neuf cent quarante et un. Que Dieu fasse de cela une œuvre pure au re yard de sa face généreuse!
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Les édifices religieux de l'ancien Alger, op. laud.,\>. 241 et sq.).
Le fondateur du monument était un esclave chrétien converti à l'islamisme et affranchi par Keyr Ed-Din Barberousse ; il était connu sous le nom de « caïd Safar ben fAbd Allah » qui a donné naissance à l'appellation de Jàma' Safîr appliquée, aujourd'hui encore, à cette mosquée.
L'an 941 de l'hégire correspond aux années 1534-1535 de l'ère chrétienne. C'est dans le mois de rejeb de Tannée précédente, c'est-à-dire de 940, que furent commencés les travaux de construction, à une date comprise, par conséquent, entre le 16 janvier et le 14 février 1534. La mosquée fut achevée le 2 du mois de rebic 'lawwel 941, soit le 11 septembre 1534. On voit qu'elle fut élevée dans un délai de sept à huit mois, et non de neuf mois comme le dit Devoulx.
Mosquée de Sîdî- Mohammed Ech-Cherîf à Alger. Inscription arabe placée à l'entrée de la salle du tombeau.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0ra,07.
Table de marbre mesurant 0m,40 de hauteur sur 0m,40 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres.
MA "<~* s~à:àn\\ ^Â^J! Il fL^M ±f- juJI £j\±\ ^.ll\ jy J^ <"J\ J^ JUbjJl À&\ -V»l" <la— \a.~ X JC I -A-pJti t±\m v/*l
Il f>U\ Jj J >H Je fl5l!
Traduction. — Le docteur béni, le seigneur Mohammed, l'imam, le chéri/' (1), le chaste, est décédé en l'année 948, quarante avec huit et neuf cents. Prends le tracé de ses deux nombres, cest la date. L'enceinte a été établie selon tordre du Roi, du Glorieux, par les sobis du descendant de son descendant. Dieu fasse que l'ascétisme soit éternellement le degré de la hiérarchie qui mène au rang de la gloire dans la demeure du salut (2) /
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Les édifices religieux de l'ancien Alger, op. laud., p. 238). Elle est placée au-dessus de la porte de la salle où est dressé le tombeau du saint. Devoulx déclare avoir cherché sans succès un chronogramme dans la phrase : Prends le tracé de ses deux nombres, c'est la date. Il ajoute qu'il a consulté des savants français et indigènes qui ont répondu généralement que le sens était : les deux nombres exprimés ci-dessus, l'un en chiffres, l'autre en lettres, donnent la date du décès. Je me range sans hésiter à l'opinion de ces autorités anonymes, bien que Devoulx ne l'admette qu'avec la plus grande répugnance parce que, dit-il, « il y aurait là une cheville aussi niaise que possible ». Il est très naturel de penser que le rédacteur, ayant enclavé la date en chiffres au milieu du texte au lieu de