Cf. l'inscription n
2. Cf. Wiisteufeld, Vergleichungs-Tabelle?i der mohammedaniscken und christlichen Zeitrechnung (Leipzig, Brockhaus, 1854).
Table de bois mesurant 0m,50 de hauteur sur 0m,43 de largeur.
Caractères sculptés en relief et dorés, disposés sur dix lignes d'inégale longueur que surmonte un cartouche contenant la profession de foi musulmane.
Inédite.
1° Cartouche :
à\ Jj-j 1* Â\ VI 4)1 V
2° Inscription :
J-C ^-^ ^} j\ £-Ul JljJI I rLVl ^l)| Ja^ J^j £j Ù
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ù. y^~ ù. -^ ù J~»- ù) || ^tc (>. J>^ t>. ^ à. ^
Traduction. — 1° Il ri y a de divinité que Dieu ; Mohammed est l'envoyé de Dieu!
2° Au nom de Dieu, le Clément, te Miséricordieux. Que Dieu répande ses bénédictions sur notre seigneur Mohammed et sur sa famille! Louange à Dieu! Parmi ce qui a été trouvé, de récriture du cheikh, de l'imam, du .saint, du vertueux Aboû Zeyd Sidi ' Abderrahmân Et-Tal âliby est ce dont voici la teneur : « Et-Ta àliby ' Abderrahmân, fils de Mohammed, fils de Makloûf, fils de Talhà, fils de 'Omar,
fils de Nawfal, fils de 'Ammâr, fils de Mansoûr, fils de
Mohammed, fils de Seba , fils de Mekky, fils de Taleb, fils de Moûsà, fils de Sa'id, fils de Mou dit, fils de 'Abdelbirr, fils de Qays, fils de Helâffils de 'Amir, fils de Hasen, fils de Mohammed, fils de Ja far, fils d'Aboû Tdlib, oncle du Prophète {que Dieu répande ses bénédictions sur lui et lui accorde le salut!) ; et de sa postérité fait partie 'Abdeïaziz, fils de Mohammed, fils de Makloûf Et-Ta alibi/. Le cheikh [que Dieu soit satisfait de lui!) mourut en Cannée huit coït soixante-treize.
Devoulx adonné une traduction de cette épigraphe dans son ouvrage sur Les édifices religieux de l'ancien Alger [op. laud., p. 39); elle orne la châsse de Sîdî 'Abderrahmân placée dans la principale salle de prières.
La biographie de Sîdi 'Abderrahmàn Et-T;Vàliby est assez connue pour qu'il paraisse inutile d'y insister; il faut toutefois remarquer que les auteurs ne s'accordent pas sur la date de sa mort. L'an 873 de l'hégire, indiqué ici, correspond aux années 1468-1469 de l'ère chrétienne.
Musée d'Alger.
Inscription arabe de l'ancienne mosquée de Sklî-Hedy (1). Mauvaise écriture du type nesley rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,04.
Table de marbre mesurant Om,32 de hauteur, sur 0m,23 de largeur.
Caractères gravés en creux et disposés sur sept lignes.
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Traduction. — Louange à Dieu dans son unité! Cette mosquée magnifique, c'est Mâmy B-Beïs qui en a ordonné
^. Cf. Devoulx, Les édifices religieux de l 'ancien Alger (op. laud.), p. 220 et sq.
la construction quand le moment de sa mort fut proche. Il a eu pour but le rïsage du Dieu auguste. Année 810 et cent.
Cette inscription a été publiée et traduite par Devoulx {Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 98 etsq.).
La césure que présentent, à la fin de la ligne, les mots JàsW et dlL^JL, est remarquable, car elle constitue une irrégularité fort rare, même dans les inscriptions algériennes les plus incorrectes;
la mauvaise orthographe de ^'jl fL. pour ^^J^ ^~» mérite
aussi d'être signalée.
Dans la phrase : Il a eu pour but le visage du Dieu auguste, j'ai cherché à conserver l'image du texte arabe ~1UJI <u)l <u»j a> jl-oj empruntée au Qorân (xm, 22, et passim). La contemplation de la face de Dieu est considérée comme la récompense suprême réservée, dans la vie future, aux hommes vertueux.
Le mode de notation de la date est tout à fait inusité et a été, de la part de Devoulx, l'objet de judicieuses remarques. 11 faut certainement, comme le pensait cet auteur, lire chaque lettre avec la valeur numérique qu'elle prend dans l'alphabet, tout en tenant compte de son rang comme s'il s'agissait d'un chiffre placé selon le système décimal. En suivant cette méthode on obtient le nombre 810 auquel on doit ajouter le nombre 100 indiqué ensuite en toutes lettres. Le total 910 correspond à l'année 1505 de l'ère chrétienne. On sait qu'il existait des corsaires, à Alger, dès cette époque, antérieure de onze ans à l'établissement de la domination turque; peut-être aussi faut-il admettre que le titre de reïs désigne seulement, ici, le capitaine d'un navire non armée en course. Le personnage dont il s'agit n'est pas autrement connu; il ne saurait être confondu avec ses deux homonymes, les reïs Mâmy Korso et Màmy Arnawt qui apparaissent dans l'histoire de la piraterie barbaresque, le premier vers 996 de l'hégire (1569 de l'ère chrétienne), et le second vers 1009 de l'hégire (1582 de l'ère chrétienne).
Musée de Cherchel.
Inscription arabe provenant de l'ancien fort turc de Cherchel.
Mauvaise écriture du type neskyrarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,06.
Fût de colonne de marbre paraissant provenir d'un monument romain, et sur la section droite duquel a été tracé un cadre rectangulaire qui mesure 0m,53 de hauteur sur 0m.51 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur six lignes.
Inédite.
jum jmVi ~^y^ j> J^ (j"> cj. I ^ *yù\ «iiii jb^i
«j^ £jb II U Xi» cj^u t>J £J-^ ^ Jr-- c$? «**^«^ | AM ^l
Traduction. — Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux! Que Dieu répande ses grâces sur notre seigneur Mohammed et sa famille ! Ceci est le bordj de Cherchel, élevé par le caïd Mahmoud ben Fâris Ez-Zekky , sous le gouvernement de rémir qui exécute les ordres de Dieu, qui fait la guerre sainte dans la voie de Dieu, Aroûj, fils tCYdqoûb aux destinées augustes, à la date de neuf cent vingt-quatre.
M. René Basset, directeur de l'Ecole des Lettres d'Alger, a donné de cette épigraphe une traduction insérée par M. Gauckler dans son ouvrage sur le Musée de Cherchel (1); les deux derniers mots de la cinquième ligne (UJ Jû-L») n'y sont pas rendus. Ce qualificatif persan n'a rien qui puisse surprendre après le nom d'un Osmanli tel qu'Ya'qoûb, père des Barberousse ; il est intéressant de le rapprocher des expressions par lesquelles le même personnage est désigné dans l'inscription 8 : « Le célèbre émir, champion de la guerre sainte, Aboû Yoûsef, le Turc. »
Quelques incorrections sont à signaler dans ce texte; on lit: o*j{-s ^, Vi-**-i à'? ^' (^e e^ 5e lignes), *jL àJ1, 4<U, au lieu de
Cette inscription était placée au dessus du bordj turc de Cherchel qui fut démoli en 1860; c'est le seul monument épigraphique du département d'Alger qui mentionne le nom d'Aroûj ben
1. Paul Gauckler, Le Musée de Cherchel (Paris, Leroux, 1895).
Ya'qoûb. On sait qu'en 1516, avant de marcher sur Alger où l'avait appelé Sâlim Et-Toùmy, Aroûj passa par Cherchel alors occupé par un de ses lieutenants, Qara Hasen, qui s'y était solidement établi. Craignant de trouver en lui un rival, Aroûj le fît mettre à mort et laissa dans la ville une petite garnison. Peutêtre Mahmoud ben Fâris Ez-Zekky succéda-t-il à Qara Hasen; il est, en tous cas, vraisemblable que la construction du bordj fut entreprise dès cette époque puisqu'elle s'acheva en 1518 (924 de l'hégire). C'est en cette même année de 1518 qu'Aroùj fut tué après avoir soutenu bravement le siège de Tlemcen contre les Espagnols.
Musée d'Alger.
Inscription arabe provenant de l'ancienne mosquée de Keyr- Ed-Dîn (1).
Ecriture très médiocre du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,05.
Table de marbre mesurant 0m,35 de hauteur sur 0m,87 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur six lignes.
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A)L*-Jj ùl^tll^-? <1~ ^lc j* JjVl ç$^^ J»J-^
Traduction. — At* rco>?? de Dieu le Clément, le Miséricordieux l Que Dieu répande. ses grâces sur notre seigneur Mo-
1. Cf. Devoulx, Édifices religieux de l'ancien Alger {op. laud.), p. 137 et sq.
hammedl Da?is des édifices dont Dieu a autorisé l 'élévation , où il a permis que son nom fût prononcé, on proclame ses louanges matin et soir (1). La construction de cette mosquée bénie a été ordonnée par le sultan qui soutient la guerre sainte dans la voie du Maître des mondes (2), notre souverain Keyr Ed-Din, fils du célèbre émir, champion de la guerre sainte, Aboû Yoûsef Ya'qoûb, le Turc. Que Dieu le fasse parvenir au plus extrême objet de ses désirs, et l'aide à combattre F ennemi de Dieu et l'ennemi de son Prophète! A la date des premiers jours du mois de joumddd 'lould de ratifiée neuf cent vingt-six.
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 54 et sq.). La vocalisation qu'il a donnée au texte diffère un peu de celle de l'original dont j'ai respecté scrupuleusement les indications.
9 w y fi
Le mot ^-~*j a été traduit par « on proclame » ; en réalité, le
sujet de ce verbe n'est pas exprimé et il eût fallu, pour le rétablir, ajouter intégralement le verset 37 qui le contient. Il n'est pas inutile d'observer que la voyelle de la deuxième radicale a été prudemment omise, tandis que le techdid est nettement tracé : c'est que la deuxième forme active du verset cité s'accorderait fort mal avec le contexte. Il semble que l'écrivain, prévoyant l'embarras où les lacunes de sa citation mettraient le lecteur, ait voulu lui permettre de satisfaire à la syntaxe et de modifier légèrement le texte du Qorân en adoptant la forme pas-
sive --—j employée comme impersonnel.
Le père de Keyr Ed-Din est désigné, à la 4e ligne, sous la dénomination pompeuse de <fji\ y^Àj»-» <~&^j> ^1 oa>U=A' jî-^I J^K qui donne matière à plusieurs remarques. Tout d'abord, on n'est pas nettement fixé sur la profession qu'exerçait le père de Keyr Ed-Din Barberousse dont il s'agit ici : les uns en font un potier (3), les autres, un reïs de l'île de Métilène (4). Au surplus, dans les Razawât, Keyr Ed-Din fait dire à son frère Aroûj :