Ce quartier est appelé Belcourl par les Français
3. Mercier, Histoire de V Afrique septentrionale, op. laud., t. III, p. 14.
4. Cf. Devoulx, Les édifices religieux de V ancien Alger, op. laud., p. 38.
de rekeb (1) à la troupe des fidèles qui accomplissent les pèlerinages de ce genre.
Musée d'Alger.
Inscription turque d'origine incertaine.
Bonne écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : Om,07.
Stèle de marbre affectant la forme d'un prisme quadrangulaire terminé à sa partie supérieure par un tronc de cône, et mesurant 0m,95 de hauteur sur 0™, 28 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur sept lignes tracées obliquement de droite à gauche et de bas en haut, et séparées les unes des autres par un trait du même relief que les lettres.
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Ci£2 II Â^UIl <^3j
Traduction. — C'est lui qui est le Créateur, le Permanent; qu'il me facilite le martyre! 0 mon Dieu, accordemoi la félicité afin que je participe aux effets de l'intercession de ton prophète! Celui à qui Dieu fasse miséricorde, le beyt-el-mâl El-Hâjj 'Al y. La « fdtihà » pour son âme! Année 1207.
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 23); le texte qu'il en a donné diffère un peu de celui-ci. Le verbe tfjJjl (2e ligne) doit être lu à l'optatif et non au parfait, les deuxième et troisième lignes formant un vers scandé sur le mètre rejez.
La dénomination de beyt-el-mâl s'applique au Trésor public;
1. Le mot ,Jj s'applique, en arabe littéral, à une troupe de cavaliers au nombre de dix ou plus.
mais les Arabes d'Algérie l'emploient volontiers pour désigner les fonctionnaires des Finances. L'inscription ci-dessus montre que la même confusion existait déjà chez les Turcs de la régence d'Alger; il faudrait régulièrement beyt-el-mâljî. Celui qui portait ce titre avait la gestion des deniers et des domaines de l'Etat; il était aussi chargé de recueillir les successions en déshérence et de surveiller les cimetières.
L'année 1207 de l'hégire correspond aux années 1792-1793 de l'ère chrétienne; c'est par erreur que Devoulx la fait concorder avec les années 1793-1794.
Mustapha.
Inscription turque décorant une fontaine située sur la route de Belcourt, en face du terrain de manœuvres.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0"\08.
Table de marbre mesurant 0m,77 de hauteur sur 0m,74 de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur quatre lignes qui se terminent toutes par le même mot. La date est inscrite sous la partie finale de la quatrième ligne.
Inédite.
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Traduction. — 0 toi qui souffres d'une soif inextinguible, viens, nous t'y convions, à la fontaine située en cet endroit, et bois [ce liquide doux comme] le sucre. Jusqu'à ce que tu te sois désaltéré à la source de compassion, ne t'arrête pas : bois le lait de cette onde. Fais une prière en faveur du bienfaisant Hasan pacha, et bois Veau du Kawter (1). Reste
\. Nom d'un des fleuves du paradis
pour faire tes ablutions ou pour boire à cette fontaine de vie. Année 1208.
Cette inscription se compose de deux vers scandés sur le mètre hezej.
Hasan pacha, fondateur de cette fontaine, exerça le pouvoir de juillet 1791 à mai 1798.
L'an 1208 de l'hégire correspond aux années 1793-1794 de l'ère chrétienne.
Birmandreïs.
Inscription turque ornant la fontaine sise sur la place publique.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0m,06.
Table de marbre mesurant 0m,44 de hauteur sur 0m,55 de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur quatre lignes dont chacune est enfermée dans un cartouche tracé comme les lettres. La date est inscrite au-dessus du mot ,j~*de la dernière ligne.
Inédite.
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Il U 5" ,jl dJl- J <:.^J ja.TL.J-l <>& j. 4.«jLii I L.*o <-JL-»J <jL-1 j — p- uîj>— -» gj j— ^— l?-^-Jjj^
Traduction. — A merveille ! Bonheur immense, le Dieu Créateur a favorisé [cette œuvre]! Le gouverneur du boulevard de la guerre sainte (1) a construit cette fontaine. C'est
1. I. e.: Alger. On donne ce surnom aux villes musulmanes qui sont habituellement en guerre avec les infidèles*
la source de vie! Bondis, pauvre étranger à la langue altérée. Le vase s est clarifié; bois son eau et fais une prière pour Hasan pacha. Année 1208.
Cette inscription se compose de quatre vers scandés sur le mètre hezej.
Le vocatif « pauvre étranger à la langue altérée » présente un sens très clair pour qui veut penser que cette fontaine n'était pas seule à alimenter le pays : les habitants de la localité avaient chez eux des puits suffisants. C'est donc surtout à l'intention des passants que les fontaines de cette nature étaient établies par le gouvernement turc; on y adjoignait presque toujours un abreuvoir pour les animaux.
Le village, voisin d'Alger, où est situé ce petit monument porte le nom de « Birmandreïs », par corruption de « Bir Mourâd reïs », c'est-à-dire « le puits du capitaine (1) Mourâd ». Quant au fondateur, Hasan pacha, il est l'auteur de plusieurs créations humanitaires du même genre. Il régna de 1791 à 1798.
L'an 1208 de l'hégire correspond aux années 1793-1794 de l'ère chrétienne.
Musée d'Alger.
Inscription arabe provenant de l'ancienne mosquée Ketchawà, devenue depuis l'église cathédrale d'Alger.
Hauteur des lettres montantes : 0n,,10.
Table de marbre mesurant 0m, 33 de hauteur sur 2m, 36 de largeur.
Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur deux lignes divisées chacune en quatre cartouches.
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1. Le mot ^j reïs qui signifie « chef» était réservé, dans l'ancienne Régence d'Alger, aux capitaines de navire, et, en particulier, à ceux qui se livraient a la course. Leur amiral portait le titre de qobtàn (jUa^s). Mourâd reïs vivait dans la seconde moitié du xvi° siècle; ce fut l'un des plus célèbres corsaires.
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Traduction. — A merveille! Mosquée que les vœux souhaitaient avec une ardeur extrême, et qui sourit à ï horizon du siècle par V éclat de son achèvement! H as an pacha, notre sultan satisfait de son sort, à la puissance considérable, ta édifiée avec une splendeur sans pareille et sans égale. Pour en élever tes fondations sur la piété, il a fait usage du poids de son illustration au moyen dune somme qui surpasse tout décompte. Elle possède la beauté, au yeux de ceux qui la contemplent et elle a reçu comme date : <( Lorsque je fus achevée, je fus comme la félicité avec le bonheur et la gloire ». Année 1209.
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 88 et sq.). Le texte qu'il en a donné diffère seulement de celui-ci par l'omission de
F I de £jl ; cette erreur s'explique par la disparition du plomb qui garnissait le sillon de cette lettre. A cet égard, la conservation de la pierre laisse fort à désirer; car, indépendamment de la détérioration précitée, il faut noter la dénudation des sillons du j et d'une partie du £ de ,»U£-I, du ^ de JU, des points diacritiques
du r- de £jl et du X de À;-,.
Dans sa traduction, Devoulx a rendu J^J\ par « agréable », entendant par là, probablement, « agréable à Dieu ». Peut-être est-ce, en effet, ce qu'a voulu dire le rédacteur, mais il ne l'a pas dit, et, dans le doute, il convient de s'en tenir à la lettre même
du texte : ^>J\ signifie « content, satisfait de son sort », et c'est ainsi que j'ai cru devoir le traduire.
La rédaction de cette épigraphe présente deux incorrections : le pronom affixe de L.JJ est au féminin, bien que se rapportant à **U qui est du masculin; d'autre part, le verbe J^ est l. il
au féminin, quoique son sujet JU soit du genre masculin. Le texte est écrit en prose rimée. La dernière période constitue un chronogramme qui correspond bien à la date de 1209 indiquée, à la suite, en chiffres; mais il faut avoir soin de donner aux lettres les valeurs numériques qui leur sont attribuées dans l'alphabet barbaresque.
L'an 1209 de l'hégire correspond aux années 1794-1795 de l'ère chrétienne.
Alger (Collection Boucris).
Inscription arabe décorant jadis la muraille de la mosquée Ketchawà.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0m,17.
Matière gravée inconnue. Surface mesurant 0m,25 de hauteur sur 3m,25 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule ligne divisée en deux parties dont chacune est enfermée dans un cartouche.
h édite.
Traduction. — La puissance, la tranquillité et la réalisation des désirs. (1) — L'ami des bienfaits et des bonnes œuvres dans son siècle, celui qui se distingue entre ses contemporains par sa générosité et sa bienfaisance, H as an pacha fils de Huseyn [que Dieu, le Créateur, le couvre de son pardon!) Amen. Année 1210.
1. C'est ce que le fondateur demande à Dieu pour l'islamisme.
Cette inscription ornait la plate-bande développée au-dessus du mihràb.
L'an 1210 de l'hégire correspond aux année 1735-1796 de l'ère chrétienne.
Alger [Collection Boucris).
Inscription arabe décorant jadis la clef de la plate-bande de la porte de la mosquée Ketchawà.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes inconnue.
Matière gravée et dimensions inconnues.
Caractères disposés sur une seule ligne et entrelacés. Inédite.
Il j\M (Sâc p«i r> U >ic f }L»
Traduction. — Que la paix soit avec vous, puisque vous avez persévéré! Qu'elle est belle, la dernière demeure!
Cette inscription reproduit le verset 24 du chapitre xm du Qorân.
Alger (Collection Boucris).
Inscription arabe décorant jadis l'archivolte du mihràb de la mosquée Ketchawà.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0m,n.
Matière gravée inconnue. Surface mesurant 0m,25 de hauteur sur 0n,,52 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule ligne.
Inédite.
<j\ ^j* i jis i»jj uxc j^j oi^psii Lj> j y& ji-j ijlT
uL> jùo J.LLJ £y i}jj -oi N jl «uil Xs. -y» ^a cJ\5 Iaa cU)
Traduction. — Toutes les fois que Zacharie allait la (1) visiter dans le temple, il trouvait auprès d'elle de la nourriture. Il dit : a 0 Marie, d'où te vient ceci? » — Elle dit : « Ceci vient de Dieu, car Dieu pourvoit qui il veut sans compter. »
Cette inscription reproduit la dernière partie du verset 32, chapitre m, du Qorân. Evidemment ce texte a été choisi à dessein parce qu'il contient le mot « mihrâb » qui désigne actuellement la niche où se place l'imâm pendant la prière, et qui s'appliquait, avant l'islamisme, au temple en général.
Alger [Collection Boucris).
Inscription arabe décorant jadis la muraille de la mosquée Ketchawà.
Belle écriture du type nesky cherqij.
Hauteur des lettres montantes inconnue.
Matière gravée et dimensions inconnues.
Caractères sculptés au relief, disposés sur une ligne et formant deux figures homothé tiques.
Inédite.
^Iaj t ^-13 l
Traduction. — 0 ouvreur! 0 donateur!
Le premier substantif rappelle l'invocation souvent adressée à Dieu : 0 toi qui ouvres les portes, ouvre-nous la meilleure des portes (2) ! (^.Ul jS. U J*\ JljM -*> b)-
Alger [Collection Boucris).
Inscriptions arabes décorant jadis la muraille de la mosquée Ketchawà.