C'est l'un des surnoms du prophète Mohammed
Traduction. — A merveille! C'est un édifice qu'a bâti le pacha d'Alger (1), Mustafâ, avec bonheur, gloire, puissance, joie et élégance, dans la tranquillité et la pureté. La voix mystérieuse a prononcé sa date complète : « A la plus heureuse des époques, des terminaisons et des suffisances. » Quatorze après deux cents, et mil, à partir de l'émigration du Prophète. En l'année 1214.
Cette inscription a été publié par Bresnier [Revue africaine, année 1866. t. X, p. 301 et sq.). Le texte qu'il en a donné ne diffère de celui-ci qu'en ce qui concerne les mots jIj ,^<Jl ,^rîJ»L* qu'il écrit Ijb ,ljl ,ù£^— •• Sa traduction est peu littérale; elle a surtout l'inconvénient de passer sous silence le mot kjU qui annonce le chronogramme de la 3e ligne auquel, d'ailleurs, Bresnier n'a pas pris garde. Sans cette inadvertance, il aurait lu l,Jl, car la phrase Uii"lj l/il j <2*&) .u«l forme exactement le nombre 1214. Dans son ouvrage sur le Musée d'Alger (2), M. Doublet reproduit, avec quelques variantes sans importance, la traduction de Bresnier.
Le monument dans lequel est installée la Bibliothèque nationale d'Alger est l'ancien palais de Mustafâ pacha, qui régna de mai 1798 à juin 1805 ; comme l'indique la présente épigraphe rédigée en prose rimée, il fut fondé en l'an de l'hégire 1214, correspondant aux années 1799-1800 de l'ère chrétienne.
Musée d'Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Bonne écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0m,05.
Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0ra,45 de hauteur sur 0m,36 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes enfermées dans des cartouches historiés du même relief que les lettres.
1. Malgré l'emploi de l'état construit arabe, le rédacteur a placé ici l'izàfèt persan doublement indiqué par un .c, et par un <j qui lui sert de support.