I. e. : la porte du paradis
j> -\,UJI II p«ill j^UJI l^yj II U?\s s^lkJl || iJ-\ jJ 1Â*
Traduction. — Ceci est le tombeau de la noble, de la pure Fatmà, épouse du caïd bienfaisant, du caïd Mohammed. Que Dieu lui fasse miséricorde!
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Bpigrapkie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 108 et sq.).
L'expression 4JUI <^.j l'ait supposer que le caïd Mohammed était mort à l'époque où fut rédigée l'épitaphe de son épouse. C'est ce que Devoulx remarque, en ajoutant, toutefois, qu'il pense que l'on doit considérer l'emploi du masculin au lieu du féminin comme un nouvel exemple d'une incorrection fréquente dans les inscriptions funéraires de l'Algérie. Il semble que les deux hypothèses soient vraies : d'une part il est certain qu'il faudrait le féminin L^.j, de l'autre il est probable que le caïd était prédécédé et que le souvenir qu'en gardait le rédacteur l'a entraîné à lui appliquer la formule consacrée. Ce qui parait appuyer cette opinion, c'est l'emploi de l'épithète **U.I qui devait faire allusion à quelque legs pieux.
La pierre qui porte cette inscription est la seule, dans les collections algériennes, qui présente la forme circulaire ; il est probable qu'elle ne représente que la partie supérieure d'un mechhed de pied. Malheureusement, les renseignements font absolument défaut concernant l'origine de ce monument épigraphique.
Musée d'Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : O'",08.
Stèle d'ardoise mesurant, dans sa partie gravée, 0IU,49 de hauteur sur 0m,22 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres. La dernière ligne est presque effacée mais reste néanmoins lisible.
Il <uï vi-j II dlAJ! fb» || <9- J-l jJj -«bi^l || rj>- Il ^i U*
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Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui Dieu fasse miséricorde, lbrâhîm fils du kojà du pântchek. Que Dieu lui fasse miséricorde!
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 84 et sq.). Elle ornait un mechhed de pied.
Le choix du mot jdj pour indiquer la filiation laisse supposer que le défunt était encore en bas âge, et c'est sans doute pour cette raison que Devoulx l'a traduit par « enfant » ; toutefois, on ne peut rien affirmer de précis à cet égard. Sans sortir de l'Algérie, on trouve de nombreuses régions où le mot jJj est substitué à ^1 dans les noms propres ; à Alger, on l'applique couramment à des hommes de vingt-cinq ou trente ans, avec le sens de J^-j. On reconnaît, d'ailleurs, à la présence du mot pU», l'influence de la langue parlée.
Le père du défunt occupait l'emploi de « kojà du pântchek » ou secrétaire des prises maritimes. Ce fonctionnaire était chargé de la liquidation et de la répartition du butin ramené par les corsaires. Le terme de « pântchek », d'origine persane, n'apparaît, à Alger, dans aucune autre inscription; il s'écrit régulièrement C\Àt (penjik) et désigne l'éciïteau que l'on fixe sur les esclaves à vendre pour indiquer leur nom, leur taille et leur nationalité. C'est à tort que Devoulx fait suivre le texte d'une ligne de points de suspension. L'inscription n'avait pas plus d'étendue ; l'examen delà pierre et la tournure du texte montrent bien qu'elle est complète.
Musée d'Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Belle écriture du type nesky chergy.
Hauteur des lettres montantes : Û'",08.
Stèle d'ardoise mesurant, dans sa partie gravée, 0m,51 de hauteur sur 0ra,22 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur trois lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres.
I r jLj u* -mi j^ ! un j^j ju*~ un vi <o\ v
Traduction. — Il ri y a de divinité que Dieu! Mohammed est Venvoyé de Dieu! Que Dieu répande sur lui ses y rares et lui accorde le salut!
gène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 85). La stèle qui la portait était un mechhed de tête appartenant à la même tombe que le précédent.
C'est à tort que Devoulx a fait suivre le texte d'une ligne de points de suspension : la transcription qu'il a donnée reproduit l'inscription complète.
Musée d'Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Mauvaise écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,03.
Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0m,35 de hauteur sur 0m,21 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur trois lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.
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Il <W*
Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui Dieu fasse généreusement miséricorde, Hasan pacha. Que Dieu lui fasse miséricorde et fasse miséricorde à tous les musulmans !
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 78). C'est par erreur que cet auteur lui attribue quatre lignes ; elle n'en a, en réalité, que trois, mais les caractères sont disposés sur deux rangs,
à peu près comme dans les épigraphes historiques. En sculptant le premier rang de la première ligne, le lapicide, gêné parle cadre, a coupé le mot fj>-jl\ dont le ,» a été reporté en tête du
second rang, devant fjC. L'orthographe ~-j pour ^j est assez
incorrecte pour être signalée ; le mot Ail est rarement écrit comme ici, avec un « final au lieu d'un l .
La stèle qui porte cette inscription était un mechhed de pied ; malheureusement l'absence de date enlève à ce monument tout intérêt historique. Le nom de Hasan a été porté par de nombreux pachas ; tout ce qu'on pourrait avancer, c'est que l'allure un peu gauche de la sculpture semble indiquer que l'épitaphe remonte aux premiers temps de l'occupation turque.
Musée (V Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Mauvaise écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,05.
Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée 0m,35 de hauteur sur 0m,21 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.
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Al! Jcj
Traduction. — // n'y a de divinité que Dieu! Mohammed est renvoyé de Dieu; il est sincère et digne de confiance ! Que Dieu réponde ses grâces sur lui et sur sa famille!
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 78 et sq.). La stèle qui la porte était un mechhed de tête provenant de la même tombe que le précédent.
Phare de V Amirauté, à Alger.
Inscription arabe provenant des tombeaux situés jadis près des fortifications de Babeloued.
Mauvaise écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0ra,02.
Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0ra,23 de hauteur sur 0m,18 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur trois lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.
I *^ O. <jh~ ^ f jÇ I f^J.1 II j? V**
Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui Dieu fasse généreusement miséricorde, Mostafà ben Mahmoud.
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 127 et sq.). La disposition qu'il a donnée au texte, pas plus que celle qui a été adoptée ici, ne reproduit exactement l'ordre que présentent les mots dans l'original. En réalité, J ^J^^* est placé à la troisième ligne, sous «uil *jÇ, tandis que *$£■, qui lui fait suite dans la lecture, est inscrit à la seconde ligne, sous ^yj^>
Cette épitaphe ornait un mechhed de pied.
Musée de Cherchel.
Hauteur des lettres montantes : 0m,05.
Stèle d'ardoise mesurant, dans sa partie gravée, 0^,43 de hauteur sur 0m,30 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.
*ïï\ <#~J || *Jb^\ *& Cf. || -^ ÇJ*-^ || & ^
Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui Dieu fasse miséricorde, Mohammed ben Mohammed Ech-Cherif, Que Dieu lui fasse miséricorde!
Une traduction de cette épitaphe, due à M. René Basset, directeur de l'École des Lettres d'Alger, a été publiée par M. Gauckler(l).
Le texte présente deux incorrections : {j est privé de son | , au commencement de la troisième ligne, et i àjj-w)l est écrit en deux groupes, le lapicide ayant reporté les lettres t à> sous le mot ^ parce que la place lui manquait.
Cette inscription ornait un mechhed de pied.
Musée d'Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Très belle écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0m,06.
Stèle d'ardoise mutilée, surmontée d'un croissant dont les cornes sont brisées, et mesurant 0m,39 de hauteur sur 0,n,30 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur trois lignes enfermées dans des cartouches du même relief que les lettres.
j* jU^ Il à\ Jy*j *f- 4)1 VI 4JI Y || jUI AM JA y>
<£j»& liai JU» <jL>.\
Traduction. — Il est le Vivant, le Durable, le Permanent! Il rïy a de divinité que Dieu; Mohammed est l'envoyé de Dieu! Gloire à Celui qui me ressuscitera après r anéantissement de ma vie!
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 111).
1. Paul Gauckler, Le Musée de Cherchel (Paris, Leroux, 1895).
Le verbe <jL»-l (me ressuscitera) est mis au parfait en vertu de la règle qui permet d'employer ce temps pour indiquer une action future mais tellement certaine qu'on peut la considérer comme déjà accomplie (1); la promesse de la résurrection des morts est exprimée dans un grand nombre de chapitres du Qorân. La traduction « qui m'a fait revivre », adoptée par Devoulx, n'est donc pas très rigoureuse.
La stèle qui porte cette épitaphe était un mechhed de tête.
Musée d'Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Très mauvaise écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0ra,02.
Table d'ardoise mutilée, affectant une forme rectangulaire, et mesurant 0m,30 de hauteur sur 0m,77 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur trois lignes dont la partie finale a disparu par suite de la mutilation de la pierre.
Inédite.
.L. LS^^J J. ^ || j»\ <-à\j l
Traduction. — 0 loi qui te tiens debout devant [notre]
tombeau, sort; hier nous étions comme
comme
Malgré les nombreuses lacunes et les incorrections que présente cette inscription, on y reconnaît une formule assez fréquente sur les tombes algériennes, que l'on peut lire dans son entier sous le n° 196. Ici, les pronoms disparus étaient au pluriel, comme le montre le mot LT resté intact. En corrigeant les fautes d'orthographe qui émaillent l'original, on peut rétablir ainsi le texte complet :
1. Cf. Caspari, Grammaire arabe [trad. Uricoechea] (Paris, Maisoaneuve, 1881), p. 235, § 367, 5».
« 0 toi qui te tiens debout devant notre tombeau, ne t 'étonne pas de notre sort : hier nous étions comme toi, demain tu seras comme nous. »
Ce texte est rédigé en prose rimée; le rythme exige que Ton
lise <^ï, abrégé du conditionnel de la 5e forme «-^.
La table d'ardoise qui contient cette inscription est agrémentée de fleurs en relief. C'était une « jenabiyà » ou bordure latérale d'un tombeau. C'est dans la partie supérieure gauche que sont sculptés les caractères.
Cercle militaire d'Alger.
Inscription provenant de la ville de Tâza.
Belle écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,06.
Table de bois mesurant 0m,65 de hauteur sur lm,03 de largeur.
Caractères peints en noir et disposés sur six lignes dont les trois dernières sont divisées en deux parties, enfermées chacune dans un cartouche tracé comme les lettres. La date est inscrite dans un petit cartouche séparé au milieu de la cinquième ligne ; la formule initiale, tracée en lettres de très faible dimension, est scindée en deux groupes dont chacun occupe l'une des extrémités de la ligne.
Inédite.
SjdJI .Jl* L^i . 4-H J>-j j* (OOj ï*-H — *> -^
|| j, ^ ja ^i ^Jj Wj * W1
Traduction. — Louange à Dieu! La bénédiction et le salut sur l'envoyé de Dieu! Le prince des croijants, notre
seigneur El-Hâjj 'Abdelgâder {que Dieu F assiste!) a fait revivre, bâti et peuplé cette ville de Tâza. Lorsqu'il y entra, il prit Dieu à témoin de son action et de son intention et dit : « Dieu sait que ceci n'indique pas, chez moi, des espérances à longue portée. Au contraire, mon trépas est proche de moi, et je serai, au matin, misérablement couché dans la terre. Tout ce que je puis désirer, c'est d'être agréable à notre Dieu et de laisser longtemps après moi une œuvre utile aux hommes ». Année 1255.
Une traduction très infidèle de cette épigraphe a été donnée dans le Moniteur algérien du 7 juillet 1841 ; elle a été reproduite dans Y Univers pittoresque (Algérie, p. 312) par M. Urbain. Actuellement, l'inscription est fixée au-dessus de la porte du salon de lecture, au Cercle militaire d'Alger. Sur le cadre de Lois qui l'entoure figure une bonne traduction, sans nom d'auteur, et une légende ainsi conçue : « Cette inscription était placée au-dessus de la porte de Taza, ville prise par les Français, le 26 mai 1841, sous le commandement de M. le général Baraguey d'Hilliers S. A. R. le duc d'Aumale présent. »
Les trois dernières lignes sont scandées sur le mètre kâmil;
dans le dernier hémistiche, il faudrait »Iâj au lieu de »l*lj.
Bien que la date de 1255 de l'hégire, correspondant aux années 1839-1840 de l'ère chrétienne, soit postérieure à la conquête de l'Algérie, cette épigraphe a été mentionnée ici parce qu'elle provient d'une ville que la conquête de 1830 n'avait pas fait entrer sous la domination française.
Musée d'Alger.
Inscription arabe provenant de la mosquée dite Mesjed rAbderrahîm.
Belle écriture du type nesky clierqy.
Hauteur des lettres montantes : 0m,05.
Table de marbre mesurant 0m,31 de hauteur sur 0m,31 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes sépa-
rées par des traits du même relief que les lettres. Entre les mots de la dernière ligne est indiqué le nom du lapicide, également sculpté en relief, suivant un type nesky cherqy dans lequel les caractères montants ont 0m,007 de hauteur; cette petite inscription supplémentaire est reproduite ci-dessous entre parenthèses.
«U-Ja V j&~\ J-C-lô jV II <M 4f-J 4> l\j\ As*~l\ U* ft-La* || ^ij^l JL^l (£+-*> <jO^ jUJI A*-\ £ Je 4s*La* || 4»\
|| (cT^
Traduction. — Ce/wê qui a réparé cette mosquée a eu en vue la face de Dieu(i), car Dieu ne vouera pas à la perdition celui qui aura fait le bien. Celui qui Va restaurée est lAly ben Ahmed En-Nejjâr (2), chaouch de Sidl Mohammed Ech-Cherif . Que Dieu lui donne, en retour, la récompense et la rémunération. Année 1255. {Ben Mou 'izz ben Mikhalà, dit Je lis.)
Cette inscription a été publiée par Devoulx (Êpigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 70 et sq.). Il est étonnant que cet auteur ait négligé de noter le nom du sculpteur; la mention qui en est faite sur la pierre constitue pourtant une exception très remarquable.
D'après Devoulx, la mosquée à laquelle appartenait cette épigraphe portait le nom de Mesjed 'Abderrahîm, et aussi celui de Mesjed El-Hammàmàt à cause du voisinage de deux étuves situées rue Porte-Neuve. Elle était sise dans la rue Damfreville et fut démolie en 1850 (3). Dans son Livret explicatif (4), Berbrugger commet une confusion en disant que la pierre provient de la
1. I. e. : la récompense suprême promise aux croyants, qui pourront contempler éternellement la face du Maître des mondes. Cf. Qorân, ch. xm, vers. 22, et passim.