‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 119 sur 249 · DÉPARTEMENT D^ALGER · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT D^ALGER

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0™40.

Table de marbre mesurant 0"»,37 de hauteur sur 0,65 de largeur.

Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur deux lignes; la date est inscrite au-dessous de la partie finale de la dernière ligne. Le texte est composé de deux vers entourés d*un cadre rectangulaire formé d'un sillon rempli de plomb et divisé, par des lignes perpendiculaires au milieu des côtés, en quatre rectangles égaux dont chacun contient un hémistiche. La date est inscrite sous la partie finale du dernier hémistiche.

Traduction. — La pierre précieuse de la mine d humanité^ le vizir plein de munificence, a donné l'ordre de construire cette citadelle fortunée. Contemple, et fais ce souhait en faveur de Mustafà pacha : « Que le Maître ne prive pas le coursier de son empire de selle et de bride! » Année 1217.

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Revue africainey année 1878, p. 146 et sq.), qui en a donné un texte et une traduction très différents de ceux-ci.

Les deux vers dont cette épigraphe se compose sont scandés sur le mètre basit^ avec deux rimes, Tune pour les premiers hémistiches^ l'autre pour les seconds.

Le ,j de jU^j remplace le li de l'orthographe moderne; les inscriptions turques de TAlgérie offrent plus d'un exemple de cette permutation.

Le fort dont il est ici question portait indistinctement les noms de iljL ^j et de i^j^jll ^j (fort des ordures) ou de J.a>. ^j. (fort neuf); il ne faut pas le confondre avec son homonyme du n® 96. Le dey Mustafà pacha, qui le fît édifier, régna de 1798 à 1805.

L'an 1217 de l'hégire correspond aux années 1802-1803 de l'ère chrétienne.

Miuée (T Alger.

Inscription arabe provenant d*une .fontaine sise jadis ài Alger.

Écriture médiocre du type nesky ckerqy.

Caractères sculptés en faible relief et disposés sur trois lignes enfermées dans des cartouches historiés du même relief que les lettres.

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Traduction. — Celui qui espère le pardon de son Maître le Sauveur^ son serviteur, le sieur Mtfstafà Qâzdaly, kaznaji^ a ordonné la construction de cette fontaine à titre d œuvre pie et généreuse. Année 1218.

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud.y p. 68 et sq.). D'après cet auteur, la fontaine à laquelle elle appartenait était située en un point où se croisent deux voies créées depuis, la rue Bruce et la rue du Soudan; elle portait le nom de *Aïn Bâb-es-Soûq (Fontaine de la Porte du marché).

Le kaznaji était le premier dignitaire de la Régence; ses fonctions étaient celles d'un minisire des finances, mais parfois il rendait aussi la justice et suppléait le pacha dans l'administration des affaires de l'État. Dans les inscriptions musulmanes d'Alger, la forme persane kaznadâr est souvent substituée à la forme turque kaznajt.

L'an 1218 de l'hégire correspond aux années 1803-1804 de l'ère chrétienne.

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