I. — DÉPARTEMENT D'ALGER
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Traduction. — Il est le saint des créatures et le pôle des êtres créés. Lorsqu'il se proposa de partir {i)en louant Dieu^ nous entendîmes une voix prononçant la date de sa mort^ elle disait : « Que Dieu F abreuve d'une boisson purifiante ! » — Année ^^{.
Cette inscription a été publiée par Devoulx [Les édifices religieux de l'ancien Alger, op. taud.^ p. 17 et sq.); elle est placée audessus de la porte qui donne accès au tombeau du saint. La chapelle de Sidi Waly Dàdah (2) était autrefois située dans la rue du Divan ; par suite du changement d'aQectation des locaux qui le contenaient, on dut construire un mausolée à côté de la mosquée de Sidî-'Abderrahmfin Et-Ta*âliby.
Les deux lignes qui composent cette inscription forment deux vers scandés sur le mètre moutaqârlb ; le dernier hémistiche con-
tient un chronogramme renfermé dans les motsij^^^Uy^^ui j^.
Sidi Waly Dàdah était d'origine turque; il jouit encore à Alger d'une grande réputation et de nombreux fidèles viennent visiter son tombeau. Selon la tradition rapportée par Devoulx (3), ce saint se serait rendu célèbre au moment de l'expédition que Charles-Quint entreprit contre Alger, en 1541. Alors que le courage des Algériens commençait à faiblir, il parcourut un jour la ville, ranimant les cœurs abattus ; puis, suivi de la multitude, il se dirigea rapidement vers la mer, s'y plongea jusqu'à la ceinture, et se mit à exciter l'océan par des paroles magiques, en frappant l'eau d'une baguette qu'il tenait à la main. A sa voix, une tempête terrible se déchaîna, détruisant une grande partie de la flotte ennemie. Les musulmans se jetèrent alors sur les Espagnols surpris et désemparés et n'eurent pas de peine à les mettre en fuite.
L'an 961 de l'hégire correspond aux années 1553-1554 de l'ère chrétienne.
i. Pour l'autre moode.