I. - DÉPARTEMENT D'ALGER
la rejeter à la fin, en même temps quMl l'exprimait en toutes lettres, a voulu prévenir le lecteur que c'était là une précaution contre les détériorations futures, et que, pour avoir la date certaine, il faudrait contrôler Tune par l'autre les deux notations juxtaposées.
En consultant les archives domaniales^ Devoulx a pu établir que la chapelle existait seule à l'origine et que les dépendances qui l'entourent actuellement ont été ajoutées à des dates qu'on ne peut préciser.
C'est par erreur que Devoulx indique les années chrétiennes 1542-1543 comme correspondant à Tan 948 de l'hégire. Le calcul auquel je me suis livré donne les chiffres 1541-1542, et ce résultat concorde avec les indications des tables de Wtistenfeld (1).
Musée d'Alger.
Inscription arabe d'origine incertaine.
Mauvaise écriture du type nesky ckerqyy ornée d'agréments tracés d'une main inhabile.
Hauteur des lettres montantes : O°,05.
Stèle en marbre, de forme ogivale, mesurant 0°,53 de hauteur sur 0",43 de largeur.
Caractères gravés en creux, conservant des traces de peinture rouge et disposés sur sept lignes.
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Traduction. — // n'y a de pouvoir qu'en Celui gui possède tautorité suprême! Louange à Dieu! Ceci est le tombeau du kalifà à qui la générosité de Dieu fasse miséricorde^ Aboû Mohammed Hasan Agha, esclave de notre maître Keyr Ed-Din [que Dieu le fortifie et r assiste!). Il
i.F. Wastenfeld, Vergleichungs-Tabellen der muhammedaniechen und christ* lichen Zeitrechnung (Leipzig, Brockhaus, 1854).
20 CORPUS DES INSCRIPTIONS àRAËES ET TURQUES
décéda dans la nuit du mercredi, dixième jour de ramadan de Cannée 952.
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Epigrapkie indigène du Musée archéologique d'Alger, op, laud,, p. 20 et sq.).
L*eunuque Hasan, dont il s^agit ici, commandait Alger pendant Tabsence de Keyr Ed-Din, nommé amiral de la flotte turque, et repoussa victorieusement Tattaque que Charles-Quint dirigea à cette époque contre la ville. Devoulx fait remarquer {Revue africaine, t. VIII, p. 290) que le mercredi indiqué dans la date du décès est le 13® et non le 10« jour du mois de ramadan 952, et correspond au 18 novembre 1545.
J'ai cru devoir transcrire simplement le titre de « kallfà » attribué au défunt ; ce mot est quelquefois traduit par « lieutenant » qui n'en est certainement pas l'équivalent : car le terme de <( lieutenant » est réservé aux fonctions militaires, tandis que celui de <( kaltfà » implique, tout à la fois, dans la terminologie officielle de Barbarie, l'idée d'un commandement de troupes et celle d'une direction administrative.
Le mechhed de tête provenant de la même tombe fait partie de la collection du Musée d'Alger; il a exactement la forme et les dimensions du mechhed de pied, mais il ne contient aucune inscription.
La forme des chiffres de la date a été reproduite dans la transcription; elle diffère quelque peu de celle que l'on rencontre d'habitude. Ces variations dans la figure des chiffres ont été étudiées par Devoulx {Revue africaine, t. XVI, p. 455 et sq.).
Tombeau de Sidi WaUj Dâdah, à Alger.
Inscription arabe placée au-dessus de la porte d'entrée de l'oratoire.
Bonne écriture du type nesky cherqy.
Hauteur des lettres montantes : 0",06.
Table de marbre mesurant 0™,25 de hauteur sur 0",45 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur deux lignes scindées en deux parties dont chacune est entourée d'un cartouche du même relief que les lettres. La date est inscrite à la fin de la seconde ligne.