Korarij xxxviii, 67 et
serviteur des deux Villes Sacrées et Nobles {l)^ Saïd ben Saïd ben Sid Abdallah ben Mohammed^ descendant du cheikh, du saint ^ du vertueux y du probe ^ Sidi Abd El Moumen fils de Messaoud Cherif El Hassani^ — que Dieu nous fasse profiter [des bénédictions) de ces deux saints, — décédé dans C après-midi du dimanche^ quatrième jour de Safar de Cannée 1023. [Correspondant au 16 mars 1614.)
Oa voit encore le lombeau de Sidi Abdelmoumen dans la mosquée du saint, située à l'angle de la rue Perrigaux et de la rue des Tanneurs; mais Tépitaphe ci-dessus en a été distraite et n*a pu être retrouvée. D'après Gherbonneau (2),rinscription était sculptée sur un tableau de forme ogivale, avec lettres en relief. On lisait au milieu, gravé en caractères plus petits, le 145* vers du Borda^ entouré d'un encadrement de forme ovale :
Traduction. — Celui qui met sa confiance dans r envoyé de Dieu, s'il rencontre un lion dans son repaire, n'est point inquiété.
La chapelle de Sidi Abdelmoumen est une des plus anciennes de Gonstantine. Elle a été restaurée au xviii^ siècle par un janissaire turc, qui avait épousé une descendante du saint (Voir inscription n*» 33).
Les Oulad Abdelmoumen, dont il existe actuellement encore des descendants à Gonstantine» appartiennent à une de ces familles maraboutiques venues de Saguiet-el-Hamra, qui, dans le courant du xv« siècle, se sont déversées sur le Maghreb. Etablis d'abord à Biskra, ils vinrent à Gonstantine au commencement du xvi** siècle, et ne tardèrent pas à y acquérir une haute inûuence religieuse. Acceptés par les Hafcides, ils reçurent d'eux le titre de Cheikh-ei- Islam ou chefs de la religion, héréditaire dans la famille. Un des