‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 206 sur 249 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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leurs était en outre Emir Errekeb (j^dJA wJj j^l, ou chef delà caravane de pèlerins qui se rendait tous les deux ans à iaMekke. Alliés aux Oulad Çaoula, qui exerçaient à Constantine une grande influence politique, les Oulad Abdelmoumen, représentant le vieil esprit national, devaient naturellement se montrer hostiles à l'établissement de Tautorité turque en Algérie. Au commeacernent de l'année 1534, Kheireddine faisait son entrée à Constantine et y laissait une garnison de trois cents janissaires. Les nouveaux maîtres du pays trouvèrent dans la famille des Ben el Feggoun (voir inscription n<^ 13) un appui précieux. Leur politique constante devait être dès lors d*opposer ces derniers aux Oulad Abdelmoumen, qui ne tardèrent pas à être dépouillés de leurs titres de Gheikh-el-Islam et de Roqqas Ennebi (1) : Cherbonneau rapporte même, d'après des traditions locales, que les Turcs campés sur le Mansoura attirèrent dans leur camp Sidi Abdelmoumen et le firent empoisonner. « On écorcha son cadavre, et sa peau, bourrée de paille^ fut envoyée à Alger (2) ».

Copie d'une épitaphe prise par Cherbonneau dans l'ancien cimetière musulman (3). N'existe plus.

Traduction. — Au nom de Dieu^ Clément et Miséricordieux !

Dis :je ne vous demande pas d'autre salaire^ que de vous voir prendre un chemin conduisant à Dieu (4).

1. Le titre de Roqqas Ennebi (messager du prophète) est synonyme de celai d*Emir Errekeb.

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