Publiée par Cherbonneau, op^ et/., p
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Traduction. — Aw nom de Dieu, Clément et Miséricordieux!
Que Dieu répande ses grâces sur notre seigneur Mohammed!
Les signes précurseurs du bien sont venus — des plus hautes régions de la félicité,
Et tair en a été embrasé. — Cest une mosquée consacrée au bien public,
et construite par le bey de V époque, — Salah, le glorieux.
Vous voyez son zèle pour les bonnes œuvres; — c'est une réserve pour le jour de l'appel.
Puisse Dieu lui réserver une demeure — dans le Paradis, et quelque chose déplus!
Si tu veux connaître la date du monument, dis : — c'est une mosquée consacrée au culte.
Awnee 1190(1776-77).
Au 4« vers, ole^l ^^ « le jour de Tappel », est synonime de àmUA ^^ « le jour de la résurrection ».
Au 5* vers, la construction, pour être régulière, devrait être : lii* 4 L»* ou bien Cub «L»- et non lu «L»..
Cherbonneau nous apprend que l'auteur de ces vers est le prédicateur hanafite Chàbane ben 'Abbas ben 'Abd-el-Djalil.
La façade de la mosquée fondée par Salah-Bey a été presque entièrement reconstruite depuis la conquête. L'édifice lui-même se compose d'une cour en marbre blanc autour de laquelle circule, au premier étage, une galerie qui donne accès dans la grande salle des prières, comme dans la mosquée de Sidi L'Akhdar. Cette salle a la forme d'un vaste rectangle traversé, dans le sens
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de la longueur, par quatre rangées de colonnes en marbre. En face de rentrée se trouve le mimbar, dont Salah dota la mosquée quelques années plus tard, et que nous aurons l'occasion d'étudier plus loin. « Des faïences aux mille desseins lambrissent les parois, ditCherbonneau, et les rayons du soleil, après avoir été tamisés par des vitraux peints, viennent se refléter sous les couleurs capricieuses des tapis du Sahara (1) et de Coastantinople... Le luminaire est composé de grands lustres en verre de cristal, tout chargés de girandoles. Au fond de la salle et du côté opposé au mihrab, se développe une longue tribune, comme dans toutes les mosquées banalités. »
Ajoutons que ce gracieux édiQce n'est pas l'œuvre d'ouvriers indigènes. Salah en a fait venir d'Italie, — principalement de Livourne, — presque tous les matériaux, et la contruction a été élevée par des maçons et architectes italiens.
Inscription gravée sur une bande de plâtre large de 0°*,15cent., qui court le long des murs de la médersa de Sidi L'Akhdar. La longueur totale est de32°»,72.
Caractères neskhi^ gravés au ciseau en creux (2).
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1. Actuellement remplacés par des tapis de fabrication européenne.
2. Publiée par Gberbonneau dans la Revue africaine^ t. lU, p. 469 et sq.
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TRADUCTroN. — Celui dont la piété est sincère possède le bonheur. Dieu fait miséricorde à l'homme qui a pris la résignation comme monture destinée à porter les vivres du voyage^ et la crainte de Dieu comme munition en vue du trépas. — Dieu fait miséricorde à celui qui borne ses espérances^ va au devaiit de la mort^ fait de rinaction sa richesse et se munit de bonnes œuvres. — La glorification de Dieu est la lumière de la foi et la terreur du démon. — La glorification de Dieu est le propre des cœurs purs et la marque des âmes pieuses. — La glorification de Dieu amène la vivification des cœurs; dans f agrément de Dieu est C accomplissement des vœux. — Dans l'obéissance au Seigneur sont des trésors de gains; par le renoncement au monde on obtient la félicité. — Celui qui répète le nom de Dieu est son commensal. — La gloire est à Dieu. — Combats tes passions^ tu seras sain;