Qoran^ xrx
S. Qoran^ ii, 264.
CORPUS DKS INSCRIPTIONS ARABES ET TUROUES
pour mériter les récompenses de Dieu et suivre sa voie^ le neuvième de son bien y obligation divine imposée par Dieu et par son prophète. Nous avons fait connaître ses bienfaits. Que Dieu le bénisse! »
Il est regrettable que cette inscription n*ait pas pu être mieux déchiffrée. Elle éveille notre curiosité sans la satisfaire, en ce qui concerne le nom du pacha, et ne porte aucune date. Il est probable qu'elle remonte au moins à trois siècles, puisqu'elle est contemporaine de la construction de la Casba, qui date des premiers temps de Toccupation turque. On peut dès lors légitimement présumer que cet Abou Mohammed Salah n'est autre que SalahHeïs, qui occupa le trône d'Alger de 1552 à 1556(1).
A signaler quelques incorrections : ^mM pour Jâ«1L — «jmu pour iLiu. — Une lacune à ravant-dernière ligne.
Koubba de Sidi-Brahim, dans les environs de BônCfà proximité du pont d'Hippône. D'après les indigènes du pays, cette construction remonterait au xvi« siècle. On lit au-dessus de la porte Tinscription suivante, gravée en caractères barbaresques sur une table de marbre longue de 1°>,70; haute de 0™,45.
^ïtfl
ÎJu^bf
Voici comme nous croyons devoir lire et ponctuer celte inscription d'après la copie qui nous est communiquée par notre correspondant :
il oj. A, . <.Lu IJl» Oll J-S^
1. Cf. sur le règne de ce prince, E. Mercier, op. et/., t. III, p. 73-83. — Son fils Mohammed occupa également le poste de pacha d'Alger en 1567.
ii. — DÉPARTEMENT DE CONSTANTINE 91
'. cM' u-*' ^i^-> • *:^ *i^-»-j *^ ô-^ J^
La concision de ce morceau et ie tour singulier des idées qui y sont exprimées en rendent la traduction peu aisée. Nous nous contenterons de rechercher Texactitude sans viser à Télégance.
Traduction. — « D'wi homonyme de F ami de Dieu (1) <^eci est le séjour; grâce à lui, Bône se montre parée et re- <-^t€eille les louanges.
« Si réellement Toumi, son père^ fut un grand personnage, de même que son grand père et son aïeul Mirdas[Vjy <^ela explique que ce pôle [de la religion] fut un grand seigneur.
« L'argile dont il était formé fut de qualité haute. Qu'il ^ous suffise [pour vous en convaincre] de savoir que ce fut ^n pôle de la religion. [Grâce à lui] Bône est une source de J^aix chaque jour renouvelée.
« J'ai dit à Ibn Asta, constructeur de cet édifice, en ma^ ^ière de date : « Tu gagneras le bonheur par tes [bonnes uctions]j ô Mohammed^ ami sûr! » {Année 1035. Du 10 sep- Membre 1024 au 30 août 1625.)
L'inscription est en vers du mètre laouil. Au troisième vers, le mot ^ aurait du s'écrire >p.
La construction de la Qoubba de Sidi Brahim date donc du règne de Youssof, dey de Tunis, qui succéda à son beau-père le dey Othmane le 30 septembre 1610, et resta sur le trône jusqu'en novembre 1637, date de l'avènement de Mourad Pacha. Les documents nous manquent presque complètement sur cette époque de l'histoire de la Tunisie. Nous savons seulement qu'elle fut fort troublée^ et que des guerres civiles suscitées par les prétendants
1. Le prophète Abraham ^^\j\ liJU.«» surnoiumô l'ami de Dieu ^1 JJU-.