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ir. — DÉPARTEMENT DE CONSTANTINE 93
TRiiDUCTioN. — « ilti nom de Dieu, Clément et Miséricordieux! mon Dieu^ répands tes grâces et ton salut sur Notre Seigneur Mohammed,
« et sur les membres de sa famille! Aussi bien, ta perfection est sans limites, et la sienne également.
et A Bône régnent en maîtres la paix et le plaisir ( 1 ) ; sur la porte de cette ville brille une lumière bienfaisante.
« Le bonheur a écrit sur son front ces mots : Ville heureuse, et maître miséricordieux !
Puisse le pays être béni dans toute la suite des années ! A rrière le fléau ! Victoire des croyants !
« Un heureux augure est écrit sur ses portes. Pénétrez avec le salut et en paix.
a Reconstruit en 1083 (1671-72 deJ.-C), par les soins du surveillant des hobous^ Ouali-Agha. Œuvre du maître Mohammed Arâr. »
Cette ÎDScriptioQ était primitivement encastrée dans les murs de la porte de Bône dite Bab-et-Meqaber. On l'a déplacée depuis pour la plaquer, à quelques mètres de là, contre les murs de la forteresse du même nom, faisant face à la caserne d'Orléans. Elle est, actuellement encore, Tobjet d'une certaine vénération chez les indigènes, et la tradition lui attribue une vertu merveilleuse à laquelle ferait allusion la phrase O^J^ j^s ^J^ JUi. Il y a trois siècles, les scorpions envahirent en si grande quantité la ville de Bône, les maisons elles chambres, que le séjour en devint inhabitable. C'est alors qu'on eut Theureuse inspiration de placer aux portes de la ville cette inscription, que les indigènes appellent ju#j (guetteur, veilleur). « Aussitôt, dit notre correspondant de Bône, M. Khelil Caïd Laioun, les scorpions comme par miracle disparurent de la ville pour aller se loger dans les environs à quelques kilomètres de là, et depuis les habitants bônois vivent heureux