‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 24 sur 249 · V . ce^ bUI OL.J t^ Il ^1»/^ l*V>. 'Aj^ . i\jS\ y-- fû · texte numérisé non relu

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Traduction. — La construction dune maison au nombre des plus belles a été achevée avec bonheur et prospérité pour les nobles soldats y à r époque de l'obtention des désirs, sous le

règne de notre maître Murdd, au temps du pacha Huseyn {puissent 'il avoir tou fours les deux mains ouvertes!) (1 ), par les soins de Moûsà 'l-Ya^ry 'l-Andalousy 'l-Himyary^ en ï année trente et mil et sept y pour que la détermination soit parfaite, à partir de V émigration de t Elu (2) [que les gens pieux prient pour lui ï). Tant qu'Alger durera ^ les soldats Vhabiteront.

Le bâtiment au dessus duquel est placée cette inscription était, du temps des Turcs, affecté aux janissaires. On comptait, dans la rue Médée, deux casernes destinées à cette troupe : Tune dite tahtânîyà (inférieure) ou qadimà (vieille), l'autre appelée foûqâ" ntyà (supérieure) ou jedidà (neuve). C'est à la première des deux qu'appartient la présente épigraphe. L'un et l'autre de ces édifices étaient désignés sous le nom de l)âr yenttcheiyà mtd* elkaddârin ou « Caserne de janissaires des marchands de légumes », à cause de la proximité du lieu affecté à ces débitants; ils ont servi de caserne du génie avant 1830, et le Cercle des officiers de terre et de mer y est aujourd'hui installé.

Dans une étude sur les casernes de janissaires d'Alger (3), Berbrugger parle des bâtiments de la rue Médée sans assigner aucune date à leur fondation. Devoulx, dans un article sur le même sujet (4), constate que les archives dont il a fait le dépouillement ne contiennent aucune mention de la vieille caserne avant 1071. On trouve ici une indication plus précise puisque la date, nettement écrite en toutes lettres, fixe à l'an 1037 la construction de l'édifice. A cet égard, le présent texte uffre déjà un certain intérêt. Mais on doit lui attacher une bien autre importance si l'on remarque qu'il existe, dans la chronologie des pachas triennaux de cette époque, d'importants désaccords entre les historiens. Dans son Histoire de l'Afrique septentrionale. Mercier accuse une lacune de 1623 à 1633; cette période comprend Tan 1307 de l'hégire, qui s'étend du 12 septembre 1627 au 30 août 1628. Mais le tableau très complet des pachas d'Alger dressé par E. Plantet (5) indique que Huseyn exerça le pouvoir, pour la quatrième fois, de

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