‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 25 sur 249 · I. — DÉPARTEMENT D*ALGER · texte numérisé non relu

I. — DÉPARTEMENT D*ALGER

1624 à 1629. C'est ce que confirme cette épigraphe. (Cf. rinscrip* tioan»21.)

Il faut voir dans le personnage appelé « notre mattre Murâd » le sultan Âmurat IV qui régna sur la Turquie de 1623 à 1649.

Le nom de Moûsâ désigne un architecte, réfugié andalous, auquel sont dus plusieurs monuments d'Alger (1). Quant à Tadjectif ethnique El-Himyary joint à son nom , il fournit un détail intéressant sur Torigine de sa famille en nous montrant qu'elle avait autrefois émigré de l'Arabie heureuse. L'épithète Andalousy ne s'applique qu'aux musulmans (2).

Ce texte est presque entièrement dépourvu de points diacritiques. 11 se compose de huit vers scandés sur le mètre rejez, dans lesquels la rime a lieu entre les hémistiches.

Musée d* Alger.

Inscription arabe provenant de l'ancienne porte de la Marine, dite Bàb-el-Jihâd.

Très mauvaise écriture du type nesky rarby.

Hauteur des lettres montantes : 0°*,05.

Table de marbre mesurant 0'°,60 de hauteur sur 0^,50 de largeur, et ayant subi d'importantes mutilations.

Caractères sculptés en relief et disposés sur six lignes scindées en deux parties et séparées les unes des autres par des traits du même relief que les lettres.

pj ^ . ^y.\ fJiT j^j^ J^ ^y^ ^ Il J^j- l,^ j\ù v^.^Jj

i. Cf. riDscriptioD d» 22.

2. Quelques dictionnaires attribuent à ce mot Ja signification de « Espagnol ».

En réalité les Arabes disent shânioûl (j/7^-«») en parlant des chrétiens

d'Espagne, et andalousy y^JSi) en parlant des descendants des familles

musulmanes venues jadis de la péninsule ibérique.

^*î • -^^^ ^J-^)l\ ^y ^\ ^ ^^J J^j ^^ Ç^j ♦Ai . bL oi-* tV^ cJj^ y. sia'ij II xijl j^lit ^ 4,j^

lOP^

W <ttl

Traduction. — A Sa louange! Ceci est une porte nouvelle bienheureuse^ dont rétablissement nous procurera la plus grande joie par le Dieu digne déloges, sous le règne du sulta7i Murdd {que le Glorieux protège sa grandeur) ! J'ai dit : Sois la bienvenue, 6 porte ; que les bons augures ne se séparent jamais de toi une fois ouverte, car tu es une porte de générosité et de victoire nouvelle. En face de toi et dans ton voisinage sont des maisons contenant des troupes qui^ en un jour de fête joyeuse^ mettront F ennemi en fuite comme des lions; elles auront une assistance, une victoire prochaine , et la plus belle des existences. Le maître MoûsàH-Andalousy^ l unique, l'a achevée [que Dieule récompense doncenle réunissant aux groupes des justes!) et cela sous le gouvernement de notre maître Huseyn pacha [que Dieu l'assiste!) Fan 1039.

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigêne du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 115 et sq.). Le texte établi par cet auteur a servi en partie à la reconstitution de celui qui est proposé ici : la pierre, déjà fortement endommagée au moment où elle fut Tobjet d'une première étude, a subi encore les morsures du temps au point que la première ligne est presque entièrement détruite et ne présente plus au lecteur que quelques caractères dans la partie centrale, et une fraction des deux derniers mots. Les premières lettres de la 2' ligne et le •> du mot ùy^ ont également disparu. Il est deux points pourtant sur lesquels je n'ai pas cru pouvoir suivre la transcription de Devoulx : j'ai lu Osji^j *J\J^ (3* ligne) au lieu de lHo*- J: jJU^, et ^U ^

j^J\ (5« ligne) au lieu de J^^t m. UbL..«. Dans le premier

membre de phrase, les mots clJ jlâ-J^ ne présentent aucun sens; dans le second, Uâ»L n'est certainement pas sur l'original, pas plus que j^^ qu'il serait étonnant, au surplus, de rencontrer à la fîn de deux périodes consécutives. Quant à l'absence du

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