‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 241 sur 249 · SIDI OKBA · texte numérisé non relu

SIDI OKBA

Traduction. — « Ceci est le tombeau dOqba^ fils de IVafdy — que Dieu lui fasse miséricorde! »

Cette épitaphe, relevée pour la première fois par Cherbonneau (1), est gravée en caractères coufiques sur le montant gauche de la porte d'une koubba contigQe à la mosquée de Sidi Okba, dans l'oasis du même nom, à 20 kilomètres S.-E. de Biskra. Elle mesure en longueur 1"»,28 et en largeur 0™,19. Les lettres ont 0™,13 de hauteur.

Le corps d'Oqba repose dans une tombe sans apparat, simplement enduite de plâtre. La mosquée a été reconstruite dans une période récente^ sans doute au siècle dernier. Elle est attribuée au même architecte que les mosquée de Khanguet-Sidi-Nadji et de T'kout. Elle n'offre rien de particulier qu'un minaret d'une assez grande hauteur qui domine toute l'oasis et donne vue sur la grande plaine environnante. Ce tombeau, depuis qu'il existe, est Tobjel de nombreux pèlerinages de la part des indigènes, et l'oasis qui porte le nom du fameux conquérant est devenue la ville sainte de toute une partie de la province.

On se rappelle les circonstances qui amenèrent la mort du grand général de l'Islam. Après avoir promené l'étendard du phrophète jusqu'à l'Océan, Oqba croyait la soumission de l'Afrique assurée; mais la vieille nationalité berbère, Jalouse de son indépendance, se reformait derrière lui sous la direction énergique de Qoceila

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