TA A^'UI II UV
Tradoction. — Hélas y la mort! Pour celui qui priera sur cette tombe ^ que F agréable ( \ ) intercède au jugement dernier l Lafdti/ià{i)!28.
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger^ op. laud.^ p. 20 et sq.), qui lui a attribué cinq lignes au lieu de quatre.
Le texte donné par cet auteur contient quelques inexactitudes;
on y lit S jj^ et Us^ au lieu de ^et \J^y^ ; en outre les mots
AS^^j devant 4>sUL)l et à:^ devant le nombre TA n'existent pas dans Toriginal et ont été surajoutés.
Dans le mot Ll^^, Tl est substitué au (^ à cause de la rime. Ce participe, à la voix active et à la voix passive, s'applique au kaltfe 'Aly; cependant il se pourrait que le rédacteur ait voulu, par là, désigner le Prophète lui-même qui a le privilège d'intercéder auprès de Dieu en faveur des croyants. Sur les autres stèles turques de cette collection , Mohammed est seul imploré comme intercesseur.
Les deux chiffres tracés à la fin du texte faisaient sans doute partie de la date. Quoique rien n'indique quel rang ils y occupaient, on peut, avec Devoulx, les considérer comme étant les deux derniers. Ils n'étaient certainement pas les deux premiers, car une date musulmane de quatre chiffres actuellement échue ne peut commencer par un 2 ; ils ne formaient pas non plus la partie moyenne du nombre, car alors celui-ci serait au moins égal à 1280 et correspondrait aux années 1863-1864 de Tère chrétienne, c'est-à-dire à une époque postérieure à la période turque. On ne saurait songer à l'hypothèse d'un nombre de trois chiffres; la seule date possible ainsi serait 928^ qui correspondrait à 1521 de l'ère chrétienne; les Ottomans venaient alors à peine de s'établir à Alger et aucune inscription turque ne remonte à cette antiquité. Il s'agit donc vraisemblablement de Tan 1128 de l'hégire, correspondant aux années 1715-1716 de l'ère chrétienne. Mais une autre hypothèse est encore permise : le nombre 28 représentait peutêtre le numéro de la chambrée du janissaire. On sait que ce chiffre avait une si grande importance que le jeune soldat, dès son entrée dans la milice, se le faisait tatouer sur la main gauche.