‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 67 sur 249 · I. — DÉPARTEMENT D'ALGER · texte numérisé non relu

I. — DÉPARTEMENT D'ALGER

Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui le Vivant^ le Stabh^ fasse généreusement miséricorde, Ibrahim pacha, qui fut chef et gouverneur pendant treize ans et demi. Que Dieu lui fasse miséricorde et fasse miséricorde aux musulmans dans leur ensemble! A nnée 1 1 58.

Cette iascriptîoQ a été publiée par Devoulx {Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 30 et sq.).

Le numératif masculin ^/^ip iJdJ employé par le rédacteur devant jù^ n*est pas d'une langue châtiée : le singulier â:L» étant du féminin, il était plus correct de joindre à son pluriel le nom de nombre du même genre ij^J;^ ^^'(1)* Le cas direct du pluriel (fù^f au lieu du cas direct du singulier, est d'un emploi rare dans les textes de ce genre, bien qu'il ne soit pas absolument irrégulier (2).

C'est surtout avec le sens de « chef, commandant », qu'il prend

dans l'usage oral, que le mot UTL apparaît dans cette épitaphe, et non avec Tacception de « juge » plus directement en rapport avec celle de la racine verbale.

Ibrahim pacha est un des deys les plus célèbres dans Thistoire d*Alger. Son règne s'étend de septembre 1732 à octobre 1745 ; c'est à cette époque que, miné par la maladie, il abdiqua en faveur de son neveu Ibrâhtm Kutchuk(3), qui occupait déjà les hautes fonctions de kaznaji ou ministre des finances de la Régence. Il succomba peu de temps après.

L'an 1158 de l'hégire correspond aux années 1745-1746 de l'ère chrétienne.

Musée (T Alger.

Inscription arabe de provenance incertaine.

Belle écriture du type nesffy cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0™,09.

1. Cf.Caspari, Grammaire arabe [traduction Uricoechea] (Paris, Maisonneave, 1881), p. 380, §471.

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