I. — DÉPARTEMENT D*ALGER
Stèle de marbre quadrangulaire mesurant 0°*,23 de hauteur sur 0'",34 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.
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Traduction. — Au nom de Dieu, le Clément^ le Miséricordieux! Que Dieu répande ses grâces sur Mohammed/ Quiconque est sur la terre est périssable. Ceci est le tombeau d'Aboû Bekr ben Itoûsef; il est décédé [Dieu lui fasse miséricorde!) dans le mois derebf 'l-awwel de Can cinq cent douze.
Cette inscription a été publiée par Devoulx (1). Le texte qu*il a proposé est, dit-tl, conforme à la lecture de M. Richebé, de son vivant professeur à la chaire publique d'arabe d'Alger; les
cinq derniers mots de la première ligne (jl^ ^^ 4Ul J-^3) y ont été, pourtant, ajoutés. Cette addition faite par Devoulx est absolument justiQée ; la dimension réduite des caractères en cet endroit a seule pu mettre en défaut la perspicacité de M. Richebé. En raison de la place qu'il occupe au commencement de la
3* ligne, le mot J devrait être pourvu d'un I ; mais c'est là une faute fréquente dans les inscriptions algériennes. Le î de 4iU«.^ ne porte aucun signe.
La face postérieure de la stèle contenait aussi une inscription de cinq lignes, en caractères plus petits ; les frottements que le marbre a subis, aussi bien que les altérations dues au temps en ont rendu le déchiffrement impossible. Richebé et Devoulx l'ont tenté sans succès et l'on peut penser qu'aujourd'hui l'état de la pierre est encore plus défavorable. Devoulx prétend que Richebé a reconnu dans Finscription le texte d'une prière ; je ne saurais apprécier la valeur de cette hypothèse à l'appui de la-
1. A. Devoulx, Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger (Alger, Joardan, 1874), p. 79 et sq.
4 CORPUS DES INSCRIPtlONS ARABES ET TURQUES
quelle aucune preuve n'est apportée. Ce qu'il y a de certain, c^est qu'on peut encore deviner la formule ^J\ ^j^^Jl ^1 x^ tracée sur la première ligne.
Cette épigraphe est la plus ancienne du Musée d'Alger. Le Dersonnage dont elle fait mention ne parait pas avoir joué un rôle dans Thistoire.
Le mois de rebi*1awwel512 de Thégire a commencé le 22 juin et fini le 21 juillet 1118 de l'ère chrétienne.
Musée d'Alger,
Inscription arabe provenant de Bougie (?).
Ecriture médiocre du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0"»,03.
Stèle de marbre mutilée et ayant présenté jadis la forme d'un parallélogramme de O'^^SO de hauteur sur 0%25 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur huit lignes d'inégales longueurs, enfermées dans un cartouche elliptique du même relief que les lettres. La stèle présente en outre, sur sa tranche supérieure, une inscription d'une ligne.
!• Inscription tracée sur la face de la stèle, tf jUll II jJf^J\ JLc Ol ^y^^ I <^^ jjifi' «V^^ I jf-i 'il*
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2° Inscnption tracée sur la tranche supérieure de la stèle.
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Traduction. — 1° Ceci est le tombeau du serviteur humble devant la miséricorde [divine) El-Mes *oûd ben 'A bderrahmân , le victorieux, [algérien. Il est décédé [Dieu lui fasse misé-